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10e édition des MEDays: Les dossiers chauds de l’Afrique

10e édition des MEDays: Les dossiers chauds de l’Afrique

La coopération avec l’Europe, un thème majeur
Santé et éducation mais aussi sécurité parmi les points à revoir
Migration, un zéro pointé pour les politiques actuelles

Les MEDays, organisés par l’Institut Amadeus se sont tournés pour leur dixième édition vers le continent africain. Le forum, qui a pour vocation de plaider pour un dialogue Nord-Sud, s’est penché à cette occasion sur les relations entre l’Afrique et l’Europe. Et pour cause, c’est dans quelques semaines que se tiendra le 5e sommet Union européenne-Afrique, un événement qui a concentré une bonne partie des recommandations des MEDays.

Le forum appelle ainsi les organisateurs du sommet à respecter le format des rencontres passées (dit format du Caire, dans le jargon diplomatique) pour ne retenir que les pays membres des Nations unies au lieu de la proposition de se réunir avec les membres de l’Union africaine.

L’objectif est d’assurer un principe de cohérence entre ce dialogue multilatéral et les enceintes internationales en charge de la sécurité et du développement. Il s’agit aussi, en termes plus diplomatiques, de barrer la route à une participation probable du Polisario au sommet.

Renforcement des institutions publiques et sociales

Les intervenants aux MEDays ont aussi exprimé le souhait de voir, à plus long terme, la mise en cohérence des politiques européennes vers l’Afrique tant au niveau commercial qu’en matière de développement. L’objectif est de favoriser le renforcement des institutions publiques sociales sur le continent africain et des réseaux communautaires en lien avec l’éducation, la santé et la solidarité.

Le volet sécuritaire a lui aussi été abordé. Le forum plaide pour un renforcement de la coopération en la matière «capable de consolider un retour durable de la paix dans les zones de crise». Cette coopération devra aider ensuite à poser les jalons d’Etats solides, à instaurer des institutions responsables et à promouvoir l’épanouissement des couches défavorisées.

Sur un registre plus pratique, les participants au forum ont émis le souhait de garantir la présence d’unités africaines militaires terrestres, aériennes et navales sous l’autorité de l’Union africaine dotées de capacités permanentes pour la prévention et la gestion des conflits sur le continent dans le prolongement de l’idée lancée par divers leaders africains de voir le continent se prendre en charge lui-même.

Cadre d’investissement attractif

Depuis Tanger, les MEDays ont annoncé souscrire à la vision de la proposition de réforme de l’Union africaine telle que formulée par la future présidence rwandaise (qui prendra les rênes dès janvier 2018). Celle-ci propose la mise en place d’un cadre d’investissement cohérent et attractif pour les entreprises privées capables de générer du développement en matière d’éducation et de santé.

Pour y arriver, plusieurs idées ont été avancées, comme le soutien d’un principe d’universalité en matière d’éducation de base ou la promotion et l’extension de programmes de mobilité dans l’enseignement supérieur, pour le volet éducation ainsi que l’établissement à l’horizon 2030 d’une couverture sanitaire universelle. Le forum a même émis le vœu de voir les pays africains atteindre la barre des 15% de leurs budgets respectifs dédiés à la santé, un objectif où les acteurs privés pourraient être impliqués via un partenariat étendu.

leconomiste

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