lundi 28 septembre 2020
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13 valeurs africaines dans lesquelles il faut investir, selon Attijari

13 valeurs africaines dans lesquelles il faut investir, selon Attijari
Attijari Global Reserach a publié une note de recherche où elle analyse trois marchés africains. Ce travail a abouti à une sélection de 13 valeurs qui dégagent un fort potentiel de croissance.

Attijari Global Research (AGR) a lancé, le 25 février 2020, sa première sélection de valeurs africaines placée sous le signe de la « qualité de la croissance ».

AGR entend par cela, les sociétés qui ont une capacité à réaliser une croissance bénéficiaire soutenue au cours des trois prochaines années tout en préservant leurs équilibres financiers.

Afin d’aboutir à cette sélection, les analystes d’AGR ont réalisé une tournée Corporate au niveau des marchés boursiers de couverture à savoir le Maroc, l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest Africaine regroupant 8 pays) et la Tunisie.

La sélection d’Attijari comporte 13 valeurs africaines : 7 valeurs marocaines, 4 appartenant à la BRVM et 2 tunisiennes. Il s’agit de :

> Marché marocain : Eqdom, SMI, Auto Hall, Snep, Label’Vie, Mutandis et Total Maroc.

> BRVM : Onatel, SIB CI, Total CI et Sonatel.

> Marché tunisien : OTH et SAH. 

Dans sa sélection, AGR privilégie « l’amélioration du free cash-flow grâce notamment à un positionnement concurrentiel fort, à la solidité du bilan et enfin, à l’existence de projets d’investissement crédibles portés par un management disposant d’un track-record avéré ».

« Tendances disparates »

Les analystes remarquent que les trois marchés analysés dégagent trois tendances disparates, ce qui « ne permet pas d’identifier une tendance de fond commune ».

Au Maroc, dans un contexte durable de taux bas, le marché Actions a bénéficié d’un retournement de tendance favorable à partir de juin 2019, ce qui a favorisé une clôture sur une performance annuelle de 7,1% pour le MASI pendant cette année. Cette tendance est maintenue en ce début d’année, « soutenue par la capacité des grandes capitalisations à offrir des niveaux de rendement nettement meilleurs que ceux du marché obligataire », notent les analystes.

Notons que cette tendance s’est renversée dernièrement à cause de l’actualité de Maroc Télécoms, de la sécheresse et des craintes liées au Coronavirus.

En tous les cas, les analystes d’AGR misent sur les « Mid-cap ou les capitalisations moyennes » car elles dégagent « un profil de croissance plus attractif que celui des grandes capitalisations ».

S’agissant de la Bourse régionale de l’Afrique de l’Ouest (BRVM), celle-ci a commencé l’année 2020 sur une baisse, poursuivant la tendance observée à la clôturé l’année 2019 ; année pendant laquelle la bourse a cédé 7,6%. « Celle-ci [BRVM, ndlr] est pénalisée par l’attentisme qui règne à l’approche de l’échéance électorale en octobre 2020 (en Côte d’Ivoire, NDLR) », expliquent les analystes. Mais un « optimisme caché » a été relevé.

Le marché tunisien, quant à lui, dégage des performances « fortement corrélées à la dynamique du secteur bancaire coté qui pèse historiquement près de la moitié de la capitalisation du marché ».

Le Tunindex, l’indice de référence de la bourse de Tunis, avait atteint un plus haut de 7.279 pts en juillet 2019 avant d’être rattrapé par la réalité des fondamentaux du secteur bancaire et clôturer l’année 2019 sur un repli de 2,1%. Ainsi, « l’année 2020 semble démarrer sans grande conviction pour les actions et ce, dans un contexte moins favorable pour les banques cotées », souligne AGR.

Attijari mise alors sur les entreprises exportatrices qui ont gagné des parts de marché suite à la dévaluation du Dinar face à l’Euro durant la période 2016-2019. « Cet avantage compétitif encouragerait ces opérateurs à accélérer le déploiement de leurs projets d’investissement », notent-ils.

La tendance semble mitigée sur ces trois marchés. Face à cette situation, les analystes d’AGR trouvent que « 2020 constitue une année de stock-picking [méthode d’investissement sélective des Actions cotées, ndlr], ce qui permettra aux investisseurs de « bénéficier de points d’entrée intéressants et ce, dans la perspective d’un placement supérieur à 2 ans ».

Quatre constats majeurs à prendre en compte

AGR livre quatre constats majeurs tirés de son analyse :

> Pas de mauvaises surprises économiques en vue

Selon les analystes d’AGR, le profil de croissance futur des régions couvertes par cette analyse devrait être conforme aux prévisions établies initialement.

Mais il faut dire que cette analyse ne prend pas en compte la propagation du Coronavirus et de son impact sur l’économie mondiale en général, et sur les marchés boursiers en particuliers. A rappeler que la directrice du Fonds monétaire international (FMI) a affirmé, dimanche 1er mars, que le coronavirus mettait « en péril » la reprise de l’économie mondiale.

> La situation des taux bas au Maroc continuera à favoriser les afflux de liquidités vers les actions

« La cohabitation des investisseurs avec un contexte durable de Taux bas alimente progressivement leur appétit pour le risque », estiment les analystes qui soulignent que « ce constat se reflète à travers la baisse de notre prime actions de 7,5% en 2016 à 5,8% actuellement ».

Selon eux, la poursuite de la baisse des taux est une « hypothèse centrale de notre scénario d’évolution du marché action ».

> En UEMOA, la qualité des fondamentaux n’est pas entamée

« La croissance économique de la sous-région devrait se maintenir au-dessus du seuil des 6% alors que la masse bénéficiaire des sociétés cotées poursuivrait sa tendance haussière à travers un TCAM [taux de croissance annuel moyen, ndlr] soutenu de 8% durant la période 2020-2021 contre une moyenne annuelle de 6,0% sur la période 2017-2019 ».

> La prépondérance du secteur bancaire en Tunisie pourrait dissimuler des thématiques d’investissement attractives

La bonne performance des cours des valeurs bancaires durant la période 2017-2018, intervenant dans un contexte de taux favorable, « a découragé les investisseurs à explorer de nouvelles thématiques de placement ». Ainsi avec la décélération de la croissance de ce secteur à compter de 2020, Attijari croit en un retour des investisseurs pour les nouvelles histoires de croissance.

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