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2014: l’économie africaine sur de bons rails

2014: l’économie africaine sur de bons rails

Si l’économie africaine a été éprouvée par l’épidémie d’Ebola, les attaques terroristes et islamistes, la chute des cours du pétrole en 2014, il n’en demeure pas moins que le continent a pu faire face aux différents chocs sans trop de dégâts. Alors que l’Occident, l’Asie et certains pays émergents sont englués dans la crise, les prévisions font état d’une croissance de l’ordre de 5% pour l’Afrique en 2015. De quoi attirer les investisseurs.

Ce n’est certainement pas l’optimisme béat mais le continent tient tout de même la route avec un taux de croissance annuel compris entre 4,8 et 5,1 %. L’Afrique, qui fait mieux que les autres continents à l’exception de la Chine, confirme qu’elle est une terre d’avenir et d’opportunités pour les investisseurs du monde entier.
Cette santé économique s’explique par les avantages que l’Afrique a tirés des cours relativement élevés des produits de base sur une bonne partie de l’année, de l’intensification des liens commerciaux avec les économies émergentes, de l’augmentation de la demande intérieure soutenue par l’arrivée confirmée d’une consommation locale et de l’affectation des dépenses publiques vers les infrastructures indispensables au développement du continent. Dans le même temps, les pressions inflationnistes se sont relâchées dans de nombreux pays, grâce à la stabilisation des prix énergétiques et alimentaires. A ces raisons, il convient d’ajouter l’amélioration de la gouvernance et de la gestion économique. Cette situation a eu pour effet la stabilisation des soldes budgétaires et des comptes courants et l’amélioration de la situation macroéconomique et du climat des affaires.

Accroissements des investissements

La conjugaison des différents efforts a entrainé une hausse des investissements. Selon les chiffres de la Banque africaine de développement (BAD), les apports financiers extérieurs (dons, crédits, investissements,…) ont franchi en 2014 la barre des 200 milliards de dollars, soit quatre fois le montant de 2000. Mais même si la croissance est au rendez-vous, de nombreux défis restent encore à être relevés pour le développement du continent. Malgré toutes les richesses, des millions d’Africains continuent de végéter dans la pauvreté, le chômage et les inégalités économiques. Il faut donc des mesures énergiques pensant par l’industrialisation, la modernisation de l’agriculture, la lutte contre la corruption, le développement des technologies,…

Aimé Florentin BATIONO
Pour Ecodafrik

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