vendredi 07 mai 2021
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« 2021 devrait être une année de forte reprise. Nous tablons sur une croissance de 4 %»(Ali Bongo Ondimba)

« 2021 devrait être une année de forte reprise. Nous tablons sur une croissance de 4 %»(Ali Bongo Ondimba)
*** Local Caption *** Discours du président de la République Ali Bongo Ondimba

Dans une interview accordée au magazine français Jeune Afrique, le chef de l’Etat gabonais a fait le point sur la situation politique et économique de son pays, précisé le rôle de son fils Noureddin à ses côtés et évoqué les relations entre le Gabon et la France.

Interrogé par le mensuel de la famille Ben Yahmed, le chef de l’Etat gabonais a évoqué des relations difficiles avec la France de François Hollande. « Sous François Hollande, les relations entre le Gabon et la France n’ont pas toujours été très fluides. Il y a eu des incompréhensions. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, elles se sont très nettement améliorées. Nous partageons la même volonté d’avoir des relations bilatérales nourries, apaisées et, je dirais, modernisées

Concernant les conséquences économiques de la crise sanitaire actuelle, le président a annoncé pour 2021 une prévision de croissance à 4% : « Notre PIB s’est contracté d’environ cinq points par rapport à 2019, pour se situer entre –1% et –2%. Dans le même temps, nos recettes budgétaires ont baissé d’environ 4 points du PIB par rapport à 2019, et nos dépenses de 1,5 point, malgré la hausse des dépenses de santé, nécessaires pour lutter contre l’épidémie. Toutefois, comparativement à certains pays du continent, le Gabon montre de meilleurs signes de résilience. Résultat, 2021 devrait être une année de forte reprise. Nous tablons sur une croissance de 4 %. »

Concernant son fils Noureddin Bongo, dont la présence à ses côtés suscite divers commentaires, le chef de l’Etat estime avoir fait appel aux services de son fils étant donné sa totale confiance en lui, ses grandes compétences et sa capacité à lui « dire ce qu’il pense et à tirer la sonnette d’alarme quand il estime que la voie empruntée n’est pas la bonne

Enfin, aux interrogations sur les résultats de sa politique, le président gabonais a objecté qu’au niveau de la démocratie, le pays vient de connaître trois élections (législatives, locales et sénatoriales) « sans le moindre heurt ».

Sur le plan de la diversification économique, il avance les bons résultats obtenus dans le secteur du bois, et la part du pétrole dans le PIB, « qui est passée de 42,2 % en 2010 à 32,7 % en 2019 ». Il cite également l’ouverture à de nouveaux partenaires d’Asie, du Moyen-Orient, d’Afrique, à la Russie ou à la Turquie.

Enfin, sur la plan diplomatique le chef de l’Etat fait valoir le choix du Gabon pour présider le groupe des négociateurs africains en vue de la COP26, son élection, en octobre 2020, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU ainsi que la validation, par l’Union africaine, en février dernier, de sa candidature à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

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