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30 mds EUR pour régler le problème de l’énergie en Afrique de l’Ouest

30 mds EUR pour régler le problème de l’énergie en Afrique de l’Ouest

Abidjan – Le président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) Christian Adovelande estime à 20 mille milliards de F CFA (30 milliards d’euros) les investissements nécessaires pour régler le problème de l’énergie en Afrique de l’Ouest, zone où les manques freinent l’activité économique et pénalisent les particuliers.

L’objectif est de pouvoir régler à moyen terme les questions énergétiques dans notre sous-région, donc il est prévu des financements de l’ordre de 20. 000 milliards F CFA, a affirmé mercredi soir à l’AFP le président béninois de la Banque.

Nous allons définir les zones de grande production (…) de sorte à pouvoir régler de façon globale la question pour les différents pays. Le problème sera réglé aussi bien en ce qui concerne les énergies conventionnelles que les énergies renouvelables parce que nous travaillons beaucoup également sur les énergies renouvelables, a-t-il précisé.

Fondée en 1973, la BOAD a pour objet le développement équilibré des Etats membres (de l’Union économique et monétaire Ouest africaine, UEMOA) et de contribuer à la réalisation de l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest.

Nous sommes en train de mettre l’accent surtout sur les infrastructures pour rendre nos économies très compétitives. Et quand je parle d’infrastructures c’est d’abord l’énergie, a-t-il souligné.

Le président de la BOAD insiste sur l’importance sur l’interconnexion entre les pays: Ce qui est important pour nous l’interconnexion. La priorité des priorités ce sont les projets régionaux parce que c’est les projets qui touchent plusieurs pays à la fois. Lorsque nous faisons les projets nationaux ce qui est recherché c’est l’impact que ces projets peuvent avoir sur les autres pays de sorte qu’on puisse avoir un système cohérent.

Nous sommes stratégiquement positionnés sur quatre secteurs essentiels. Les infrastructures, tout ce qui concerne l’énergie, les transports, les communications. Ensuite l’agriculture, la sécurité alimentaire et l’environnement. Ensuite (…) tout ce qui concerne le financement en faveur du secteur privé et la micro finance et enfin la mobilisation des ressources pour soutenir toutes ces activités, a précisé M. Adovelande se félicitant que les financements annuels de la banque s’élevaient à 300 milliards de F CFA (450 millions d’euros).

L’électrification de l’Afrique de l’Ouest reste très partielle. De millions d’habitants vivent sans électricité dans des zones rurales alors que les délestages sont fréquents dans beaucoup de grandes villes et capitales. Les opérateurs économiques sont bridés par un approvisionnement chaotique. Sans énergie, il n’y a pas de développement, résume Oumar Tembely, le représentant en Côte d’Ivoire de la BOAD.

 

 

romandie.com

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