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8 ans après la crise Lehman, les banques ont encore 1200 milliards d’euros de créances douteuses

8 ans après la crise Lehman, les banques ont encore 1200 milliards d’euros de créances douteuses

8 ans après la crise financière qui a été déclenchée par la faillite de la banque Lehmann Brothers, les banques des 28 pays membres de l’Union Européenne se retrouvent engluées avec 1200 milliards d’euros de créances douteuses. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par KPMG, et dont l’agence de presse Bloomberg a eu accès.

Cette étude indique également que ces prêts toxiques sont susceptibles de hanter les banques pendant des décennies.

La banque centrale européenne considère qu’un prêt devient douteux lorsque aucun paiement n’a été fait dans un délai de 90 jours après l’échéance de la tranche de remboursement.

En 2008, ce type de créance représentait 1,5% du total des prêts, mais elle s’est développée au cours des dernières années pour atteindre 5,7% de l’ensemble des encours de crédit en mars 2016.

De 880 milliards en 2014 à 1200 milliards aujourd’hui

En 2014, lorsque la banque centrale européenne a mené les premiers stress-tests auprès des banques européennes, le total des crédits douteux se montait à 880 milliards d’euros. En deux ans, ce montant a donc crû de 36 %.

Sans surprise, ce sont les pays membres du sud qui sont le plus affecté par ce phénomène. En Grèce, les créances douteuses représentent 34,7% de l’ensemble de l’encours de crédit des banques. En Italie, cette proportion est de 18 %, et en Espagne, elle est de 6,3 %. En revanche, les deux autres grandes économies, la France et l’Allemagne, sont bien au-dessous de la moyenne, avec respectivement 4,2% et 2,3% de créances douteuses.

De toute évidence, cela a un impact négatif sur les résultats finaux des banques : les intérêts ne sont pas collectés, et les banques doivent mettre en place des réserves pour se prémunir des pertes éventuelles. Et lorsque ces prêts s’avèrent définitivement irrécouvrables, elles enregistrent des pertes qui amputent leurs bénéfices d’exploitation.

Audrey Duperron
express.live

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