mercredi 13 novembre 2019
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A 513,8 milliards de dollars, les dividendes mondiaux battent un nouveau record

A 513,8 milliards de dollars, les dividendes mondiaux battent un nouveau record

Ils ont poursuivi leur hausse au deuxième trimestre, en dépit du ralentissement de l’activité. Leur taux de croissance est cependant le plus faible enregistré en plus de deux ans, selon la société de gestion de fonds Janus Henderson Investors. La France reste « de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe ».

La somme peut faire rêver… Quelque 513,8 milliards de dollars ont été versés par les entreprises à leurs actionnaires sous forme de dividende au cours du deuxième trimestre. Un montant en hausse par rapport à l’année précédente, selon l’étude de référence de la société de gestion de fonds Janus Henderson Investors (JHI).

Une bonne surprise alors que, si les entreprises ont souvent publié des résultats plutôt rassurants – comme celles du CAC 40 -, la prudence est de mise dans leur discours et nombre d’entre elles anticipent une dégradation de leurs résultats. Le « taux de croissance [des dividendes] a été le plus faible en plus de deux ans », tempère toutefois JHI, l’une des principales dans le monde avec 316 milliards d’euros d’actifs gérés. La hausse de 1,1 % constatée au deuxième trimestre de cette année est en effet bien loin des 13 % constatés un an plus tôt .

Au coup de mou de l’activité, s’ajoutent les effets des variations de change. Ceux-ci ont entraîné une baisse de 2,9 points des dividendes totaux d’avril à juin, selon les auteurs de cette étude qui s’appuie sur l’analyse des dividendes payés par les 1.200 sociétés les plus importantes en termes de capitalisation boursière.

Fort recul en Europe

Dans le détail, tous les actionnaires ne sont pas traités de la même manière. L’Europe (hors Royaume-Uni) « est particulièrement touchée », selon l’étude. Les dividendes y ont reculé de 5,3 % à 169,5 milliards de dollars, en raison notamment de la faiblesse de l’euro face au dollar.

« Le ralentissement économique mondial est particulièrement notable en Europe, ce qui a une incidence sur les bénéfices et qui, par conséquent, limite la capacité des sociétés européennes à augmenter leurs dividendes », explique Janus Henderson. Plusieurs constructeurs automobiles allemands, BMW et Daimler, dont les bénéfices sont affectés par la morosité du secteur, ont par exemple réduit leur distribution de dividendes.

Pour leur part, les actionnaires français tirent leur épingle du jeu, les entreprises tricolores s’étant montrées à nouveau très généreuses avec eux. La France est « de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe » (+3,1 %, à 51 milliards de dollars).

L’Asie-Pacifique grevé par Hong Kong

Comme le Vieux Continent, la région Asie-Pacifique hors Japon a fait moins bien que l’an passé (-2,9 %, à 43,2 milliards de dollars). « Un quart des sociétés de Hong Kong de notre indice ont réduit leurs dividendes, dont China Mobile. Il s’agit là d’un pourcentage bien plus important que sur les autres principaux marchés, reflétant le ralentissement de l’économie chinoise », observe Janus Henderson.

Le Japon, où « la croissance des dividendes a surperformé le reste du monde au cours des quatre dernières années », mais aussi le Canada, la France et l’Indonésie sont les seuls pays à avoir battu des records au cours du deuxième trimestre, selon l’étude.

Maintien dividendes de l’auto américaine

Outre-Atlantique, le montant des dividendes ressort en hausse de 4,4 % à 132,9 milliards de dollars. Ce qui correspond toutefois au « rythme de progression le plus lent en deux ans ».

Les fabricants automobiles y « ont maintenu leurs dividendes au même niveau, reflétant les défis structurels croissants auxquels le secteur est confronté à l’échelle internationale », souligne également le rapport.

Un montant record attendu cette année

Alors que depuis 2015, les dividendes mondiaux du deuxième trimestre n’ont cessé de croître, ils « ont augmenté de façon extrêmement rapide au cours des deux dernières années et le ralentissement auquel nous assistons n’est donc pas une source d’inquiétudes », estime Ben Lofthouse, directeur de la gestion actions internationales à fort rendement chez Janus Henderson.

Pour l’année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées. Tablant sur un montant record de 1.430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse annuelle de 4,2 %.

Source AFP
lesechos

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