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A cause des faibles performances économiques : Entre 2006 et 2011, la pauvreté n’a diminué que de 1,6 %

A cause des faibles performances économiques : Entre 2006 et 2011, la pauvreté n’a diminué que de 1,6 %

Les performances économiques du Sénégal de 2006 à 2011 n’ont pas permis une réduction sensible de la pauvreté. Avec une moyenne de croissance de 3,3 % durant cette période, la pauvreté n’a reculé que de 1,6 %, note un rapport de la Banque mondiale sur le Sénégal.

Passant en revue les performances passables de notre pays, ces dernières années, la Banque mondiale fait état, dans son rapport sur la Situation économique du Sénégal 2014, d’une stagnation dans un niveau de croissance faible. Ce qui fait que le pays a « du mal à atteindre une croissance plus forte, plus durable et plus inclusive ». La croissance moyenne du produit intérieur brut (Pib) du Sénégal s’est limitée à 3,3 % par an au cours des années 2006-2013, ce qui est légèrement mieux que le taux de croissance démographique de 2,6 %. « Il n’est donc pas surprenant qu’entre 2006 et 2011, le taux de pauvreté ait seulement diminué de 1,6 point de pourcentage, passant de 48,3 % à 46,7 % ; une baisse qui n’est pas significative sur le plan statistique », note le rapport de la Banque mondiale. Le document compare cette faiblesse des performances sénégalaises à la période 1995-2005, décennie au cours de laquelle on a noté une amélioration ponctuelle de la compétitivité grâce à l’ajustement des taux de change suite à la dévaluation du franc Cfa. A l’époque, le Sénégal enregistrait une hausse considérable de la croissance moyenne du Pib, atteignant 4,5 % par an et une réduction de la pauvreté qui a chuté de 68 % à 48,3 %.
Cependant, les auteurs du document reconnaissent que le contexte international est devenu « plus contraignant » depuis 2008, mais c’est pour vite rappeler qu’en même temps, de nombreux pays africains ont prospéré. L’embellie de la période 1995-2005, au cours de laquelle notre pays réalisait une croissance plus rapide que la moyenne en Afrique subsaharienne, a cédé la place à une chute de la croissance en dessous de la moyenne au cours des périodes plus récentes. Ce qui fait dire à la Banque mondiale qu’ « actuellement, le Sénégal figure parmi les plus mauvais élèves du groupe des pays de l’Uemoa, à l’exception de la Guinée-Bissau et du Mali qui connaissent des problèmes politiques ». C’est « soucieux de sortir le pays de ce cycle de croissance faible, (que) le gouvernement a proposé un nouveau plan de développement – Plan Sénégal émergent ou Pse ». En effet, le Pse vise l’émergence du Sénégal d’ici à 2035 et donne une place importante à la réduction de la pauvreté.

Malick CISS
lesoleil.sn

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