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À Oran, une campagne pour boycotter les parkings informels

À Oran, une campagne pour boycotter les parkings informels

Malgré les affirmations officielles sur la fin des parkings sauvages, sur le terrain, la situation ne change pas. Depuis le début de la saison estivale, les citoyens sont confrontés à une multiplication de ces parkings informels, avec des prix qui donnent parfois le tournis.

À Oran, en l’absence de l’État, les citoyens ont décidé de faire face à cette situation à leur manière. Une campagne de boycott a été lancée par les habitants de la capitale de l’ouest, à partir de ce samedi, 1er aout.

boycot parking

Depuis son lancement, cette campagne fait le tour des réseaux sociaux. « Ne payer pas un sous à partir du 1er août », est le slogan largement partagé par les internautes.Les internautes publient des témoignages, tickets de parking à l’appui.

Trouver un endroit où stationner sa voiture et payer pas moins de 100 ou de 200DA est devenu un véritable souci pour les automobilistes.

boycott parking 2

« Je me demande comment ces APC procèdent pour ne pas prendre en considération les instructions du ministère de l’Intérieur ? », commente FawFeghoul sur Facebook. Avant de poursuivre : « Ils sont en train de tuer le tourisme en Algérie ».

Alors que Rachid Rch se pose la question : « comment les autorités ont pu lutter contre le terrorisme alors qu’elles sont inapte à gérer ce phénomène de parkings sauvages ».

Contacté, Mustapha Zebdi, le président de l’Association de protection des consommateurs (Apoce) est sceptique. « Nous avons déjà voulu lancer une campagne similaire mais nous avons constaté que plusieurs personnes étaient réservées. La plupart préfère payer 100 ou 200 DA que rentrer en conflit avec ces voyous qui gèrent les parkings informels », explique-t-il. « Cela reste plusieurs fois moins coûteux que d’avoir son pare-brise endommagé ou être carrément tabassé par ces parkingueurs », illustre-t-il.

Le président de l’Apoce préfère que son association « lance de temps en temps des campagnes de sensibilisation maispas de parrainer une action de boycott».

« On est vraiment déçu. Les promesses des autorités ne sont que des paroles en l’air car concrètement on ne voit rien. On veut que cette situation soit réglée d’une manière qui protège le consommateur », commente M. Zebdi.

Imen Misraoui
tsa-algerie.com

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