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Accroître la rentabilité économique du karité

Accroître la rentabilité économique du karité

Du 23 au 25 mars 2015 Ouagadougou a abrité une conférence mondiale sur le karité. 500 participants du monde entier (vendeurs, acheteurs, transformateurs,…) ont réfléchi sur l’avenir de cette filière.

Le karité représente le quatrième produit d’exportation du Burkina après l’or, le coton et l’élevage. Il constitue une source particulière de revenus pour les femmes qui occupent une place prépondérante dans les maillons essentiels de la filière. Le karité occupe au moins 70% de la superficie du territoire.

Chaque année, environ 850 tonnes de noix sont produites et plus de 250 tonnes de beurre de karité sont transformées. C’est un produit qui procure des revenus substantiels aux producteurs ruraux, notamment les femmes, dont plus de 500 000 en vivent.

En 2009 déjà, acheteurs internationaux, négociants en beurre de karité, coopératives féminines œuvrant dans la collecte des noix brutes, transformateurs, chercheurs et ONG venant du monde entier s’étaient réunis à Ouagadougou pour réfléchir aux voies et moyens possibles d’amélioration de la gestion de la production.

A travers la conférence de Ouagadougou, il s’agissait pour le Burkina Faso de mieux se positionner au niveau international et d’attirer d’avantages d’investisseurs.
Aujourd’hui, grâce à ses vertus thérapeutiques naturelles, le karité est de plus en plus utilisé dans les produits cosmétiques pour les cheveux ou la peau. Le Burkina Faso est considéré ainsi comme l’un des premiers exportateurs de la sous-région pour les amandes et le beurre. Le beurre de karité est consommé dans la cuisine traditionnelle ou utilisé dans l’industrie du chocolat, mais il est surtout connu pour ses propriétés cosmétiques.
Le secteur des produits bio et le commerce équitable ont créé un regain d’intérêt pour le karité qui procure près de 20 milliards de FCFA de revenu à l’Etat burkinabè par an.

Aimé Franck BATIONO
Pour Ecodafrik

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