jeudi 04 juin 2020
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Activités économiques au sein de l’UEMOA : Le climat des affaires présente « une situation financière relativement défavorable » en Février 2020 (BCEAO)

Activités économiques au sein de l’UEMOA : Le climat des affaires présente « une situation financière relativement défavorable » en Février 2020 (BCEAO)

La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a rendu public la situation de l’activité économique de la zone de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) du mois de février 2020, à travers son bulletin mensuel des statistiques de ladite zone.

A ce propos, l’indicateur du climat des affaires dans l’UEMOA est ressorti à 98,7 en février 2020, en dessous de sa moyenne de long terme (100), traduisant notamment l’opinion d’une dégradation des conditions d’approvisionnement, d’une diminution des commandes et d’une situation financière relativement défavorable. Par ailleurs, le rythme de progression de l’indice de la production industrielle a baissé, passant de 6,6% en janvier à 3,0% en février 2020. L’indice du chiffre d’affaires du commerce de détail, s’est inscrit en hausse de 3,4% en février 2020 contre 3,5% le mois précédent. L’indice du chiffre d’affaires dans les services marchands a lui aussi enregistré un accroissement de 3,2%, en glissement annuel, contre 3,5% en janvier 2020.

Autre point important porte sur la situation des banques. En effet, les données provisoires issues de l’enquête sur les conditions de banque font ressortir une baisse des taux d’intérêt débiteurs au cours du mois de février 2020. En effet, hors charges et taxes, le taux moyen calculé à l’échelle de l’Union s’est établi à 6,68% en février 2020, contre 6,82% en janvier 2019. Quant au taux moyen de rémunération des dépôts de la clientèle, il est ressorti à 5,37% au cours du mois sous revue, contre 5,69% relevé le mois précédent.

 

L’accélération du niveau général des prix portée par les composante « alimentaire et logement »

Par ailleurs, la Bceao note que sur la base des données officielles, le taux d’inflation est ressorti, en glissement annuel, à 1,6% à fin février 2020, après une réalisation de 0,8% le mois précédent. L’accélération du niveau général des prix est imprimée essentiellement par la composante « Alimentaires », dont la contribution à l’inflation totale est passée de 0,3 point de pourcentage en janvier 2020 à 0,9 point de pourcentage en février 2020. La composante « Logement » est la seconde source de la hausse des prix, avec une contribution de 0,4 point de pourcentage contre 0,3 point de pourcentage le mois précédent.

La progression des prix des produits alimentaires est essentiellement observée au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Mali. Au Bénin et en Côte d’Ivoire, il est noté un renchérissement des poissons (+8,5% et +10,3% respectivement) ainsi que de tubercules et plantains (+33,9% et +8,3% respectivement), en lien avec un approvisionnement insuffisant des marchés. Pour le Mali, la hausse est relevée au niveau des tubercules et plantains (+11,3%), des oléagineux (+41,5%) et des fruits frais (+7,6%). Un redressement des prix des céréales a également été enregistré dans les pays sahéliens, en rapport avec la baisse de la production. A titre indicatif, les prix des céréales ont progressé de 0,9% au Niger.

Hervé Kakou (Collaborateur)

Ecodafrik.com

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