mardi 20 août 2019
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Aéronautique: Bombardier supprime 5.000 postes pour « rationaliser la structure »

Aéronautique: Bombardier supprime 5.000 postes pour « rationaliser la structure »

Le constructeur aéronautique et de matériels ferroviaires canadien Bombardier a annoncé jeudi la suppression de quelque 5.000 employés (7,2% de sa masse sociale) d’ici 12 à 18 mois dans le monde afin de « rationaliser la structure » de l’entreprise en difficulté.

Bombardier a annoncé des « efforts » pour « rationaliser la structure » de l’entreprise qui « entraîneront une réduction d’environ 5.000 postes à l’échelle de l’entreprise au cours des 12 à 18 prochains mois, et donneront lieu à des économies annuelles d’environ 250 millions de dollars lorsque la réduction aura été totalement réalisée, ce qui devrait se concrétiser d’ici 2021 », selon un communiqué.

Le groupe établi à Montréal a également fait part de la vente « d’actifs non stratégiques » totalisant environ 900 millions de dollars américains (788 millions d’euros), dont le programme de fabrication de son turbopropulseur Q400 et la marque Havilland, cédés pour quelque 300 millions de dollars à un fond d’investissement canadien.

Bombardier a fait ces annonces lors de la présentation de ses résultats pour le troisième trimestre clos le 30 septembre: l’entreprise canadienne a dégagé un bénéfice net de 167 millions de dollars, contre une perte de 11 millions de dollars un an plus tôt.

Hors éléments exceptionnels et ramené à une action, Bombardier a dégagé un bénéfice ajusté trimestriel de 4 cents, un résultat supérieur au consensus de la moyenne des analystes qui tablaient sur un gain de 2 cents.

Cette « forte croissance du résultat », selon les termes de Bombardier, a pourtant été engendrée malgré une baisse de 5% du chiffre d’affaires trimestriel, par rapport à la même période il y a un an, à 3,6 milliards de dollars.

Incapable de retrouver l’équilibre, l’avionneur canadien n’avait eu d’autre choix que de céder le contrôle (50,01%) de sa filiale dédiée à l’avion CSeries, rebaptisé depuis A220, au géant européen Airbus. La transaction a été bouclée en juillet.

« Nous continuons à progresser dans l’exécution de notre plan de redressement », a déclaré Alain Bellemare, PDG de Bombardier, nommé en 2015 à ce poste pour relancer l’entreprise qui s’était mise en graves difficultés financières avec le programme CSeries. Le gouvernement du Québec avait notamment dû venir à sa rescousse en 2015 avec un plan de sauvetage financier d’un milliard de dollars américains.

« Avec les annonces d’aujourd’hui, nous mettons en oeuvre les prochaines mesures nécessaires pour concrétiser la pleine valeur du portefeuille de Bombardier », a ajouté le PDG, indiquant qu’il continuera « de façon proactive à recentrer et rationaliser l’entreprise ainsi qu’à allouer nos capitaux avec discipline ».

sab/leo
romandie

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