samedi 07 décembre 2019
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Affaire Huawei: après un an de détention, Meng Wanzhou écrit à ses soutiens

Affaire Huawei: après un an de détention, Meng Wanzhou écrit à ses soutiens

Depuis un an, Meng Wanzhou la directrice financière et fille du fondateur de Huawei vit en résidence surveillée dans l’une de ses deux villas luxueuses de Vancouver au Canada. Elle a écrit pour remercier sessoutiens et ses collègues.

Dans cette lettre qui a été publiée sur le site officiel de Huawei et sur les réseaux sociaux, on ne trouve aucun mot ni sur lesaccusations qui pèsent sur elle ni sur son audience d’extradition qui doit commencer le mois prochain. Une lettre qui a déjà été lue par plus de 60 millions d’internautes.

Meng Wanzhou, la directrice financière de Huawei, choisit un ton très personnel voire sentimental pour remercier ses collègues et soutiens. « Votre chaleur est comme un phare qui éclaire mon chemin », écrit la directrice financière de Huawei. L’héritière d’Huawei avoueêtre passée par des moments d’angoisse et de déception, mais semble apprécier son temps libre. Sa vie de femme d’affaires stressée qui court de réunion en réunion a laissé place à un quotidien plus tranquille. « J’ai assez de temps pour lire un livre du début à la fin, je peux discuter avec mes collègues ou peindre un tableau ».

Procédure d’extradition pour les États-Unis

Arrêtée le 1er décembre 2018 à l’aéroport de Vancouver alors qu’elle faisait escale lors d’un voyage vers Hong Kong, Meng Wanzhou fait face à une demande d’extradition des États-Unis. Ces derniers l’accusent d’avoir menti aux banques et violé les sanctions commerciales américaines contre l’Iran. Son audience d’extradition doit commencer en janvier.

C’est une affaire périlleuse pour le Canada. Les relations entre Ottawa et Pékin traversent une crise sans précédent depuis l’arrestation. Suite à l’arrestation de Meng Wanzhou, deux ressortissants canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, avaient été arrêtés en Chine. Ils sont à ce jour encore emprisonnés et accusés d’espionnage. Pour faire pression, la Chine a suspendu pendant plusieurs mois les importations de colza et de viande canadienne, avant de reprendre ces dernières début novembre.

rfi

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