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Afrique de l’Ouest : la seconde réunion d’évaluation du «free roaming» clôture ses travaux à Lomé

Afrique de l’Ouest  : la seconde réunion d’évaluation du «free roaming» clôture ses travaux à Lomé
La seconde réunion d’évaluation du «free roaming» en Afrique de l’Ouest vient de terminer ses travaux ce mardi dans la capitale togolaise, Lomé. Organisée les 23 et 24 juillet, la rencontre a permis aux régulateurs des pays adhérents au Protocole d’Abidjan sur le «free roaming» de faire le bilan de la mise en œuvre de cet instrument devant participer à l’intégration de la sous-région ouest-africaine.

Le Togo a accueilli en début de semaine une importante rencontre qui s’insère dans la cadre du processus d’intégration numérique sur le continent africain. Il s’agit des travaux de la 2e Réunion d’évaluation du free roaming en Afrique de l’Ouest qui a débuté le lundi 23 et a pris fin ce mardi 24 juillet.

D’après la ministre togolaise des Postes et de l’économie numérique, Cina Lawson, ce rendez-vous de haut niveau a permis de faire le bilan de la mise en œuvre du Protocole d’Abidjan sur le free roaming, entré en vigueur fin mars 2017 après sa signature le 26 novembre 2016 par sept pays de l’Afrique de l’Ouest (Guinée, Mali, Sénégal, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Cap-Vert, Togo).

«La mise en œuvre du Free Roaming nous a permis d’établir la gratuite de la réception d’appels en situation de Roaming dans l’espace considéré et la réduction très sensible des prix d’appels qui sont désormais indexés aux tarifs applicables aux usagers locaux», a expliqué Cina Lawson, lors des travaux de cette rencontre. «Le free roaming, à terme, va constituer une véritable opportunité d’affaire pour les opérateurs en raison de l’augmentation croissante du volume du trafic. C’est une aventure gagnant-gagnant autant pour les opérateurs que pour les utilisateurs et finalement pour les Etats», a ajouté la ministre de l’Economie numérique.

Mettre en œuvre l’unité africaine

Dans son intervention, Cina Lawson a aussi plaidé pour une meilleure application du Protocole d’Abidjan. «Une des manières de mettre en œuvre l’unité africaine, c’est de permettre aux Africains lorsqu’ils voyagent dans les pays du Continent de ne pas payer de surtaxes lorsqu’ils émettent des appels», a déclaré la ministre togolaise.

Pour sa part, Abayeh Germain Boyodi, directeur général de l’Autorité de réglementation des secteurs des postes et de télécommunication (ART&P) du Togo – organisatrice de la rencontre- a expliqué qu’avec le free roaming, il n’est plus besoin de se procurer une carte d’un pays visité pour effectuer ou recevoir des appels. «L’avantage du free roaming, c’est que lorsqu’on vous appelle, vous ne payez rien et celui qui vous a appelé, paye toujours localement. Quand vous émettez dans un autre pays, c’est le tarif du pays visité qui vous est appliqué, donc il n’y a plus de surtaxe», a expliqué Abayeh Germain Boyodi.

Notons le free roaming est un axe important de la volonté politique des chefs d’Etat africains d’établir sur le Continent un marché numérique commun. Il s’agit d’un outil d’intégration régionale destiné à booster la libre circulation des biens et des personnes et à améliorer le contrôle de la sécurité des Etats. Projet phare de l’Alliance Smart Africa, il réunit aujourd’hui 24 pays africains.

 Sylvain Vidzraku

afrique.latribune

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