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Afrique du Sud : Encore de bonnes nouvelles du côté de l’Eskom

Afrique du Sud : Encore de bonnes nouvelles du côté de l’Eskom

En Afrique du Sud, l’Eskom, la société publique en charge de l’électricité, a annoncé qu’elle ne prévoit pas de délestage pour cette année 2016. « Nous n’envisageons pas de délestage pour cette année à moins que quelque chose ne tourne vraiment à la catastrophe. Mais cela n’est pas complètement exclu car nous ne sommes pas encore au bout de nos peines.», a déclaré Brian Molefe, le directeur général de la société.

La compagnie a également déclaré que le pays pourrait disposer d’excédent énergétique d’ici aux cinq prochaines années. « C’est ce que nous appelons notre “nouvelle stratégie” et que nous voulons mettre en place.», a dit le directeur. Et de continuer : « Une fois achevé, ce programme d’expansion, le plus important de l’histoire de la société, augmentera notre capacité de production de 17 384 MW, nos lignes de transmission de 9 756 km et la capacité de nos sous-stations de 42 470 MVA.»

Récemment, l’unité 3 de la centrale hydroélectrique d’Ingula a été mise en service, ajoutant 333 MW supplémentaires à la capacité électrique nationale. L’unité 4 subit les derniers tests avant son raccordement tandis que la construction des unités 1 et 2 est presque achevée. A sa finition, cette centrale devrait fournir 1 300 MW. « Lorsque les centrales électriques de Medupi et de Kusile, qui doivent produire 4 800 MW deviendront opérationnelles, les problèmes énergétiques de l’Afrique du Sud appartiendront au passé.», a rassuré Brian Molefe.

Il y a quelques jours, l’Eskom avait révélé qu’elle consacrerait 21 milliards $ à la construction de nouvelles centrales au cours des cinq prochaines années et que sa situation économique s’était améliorée.

Une série de bonnes nouvelles assez surprenantes pour une compagnie qui, au cours de l’année dernière, a plus pratiqué de délestages qu’elle n’a fourni d’énergie. Sa situation financière était également peu reluisante, autant de facteurs qui ont conduit à des propositions de privatisation ou au moins, d’entrée d’investisseurs au capital de la société.

Gwladys Johnson
agenceecofin.com

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