mercredi 02 décembre 2020
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AFRIQUE DU SUD : Ford dotera son usine de Pretoria d’un système solaire de 13,5 MWc

AFRIQUE DU SUD : Ford dotera son usine de Pretoria d’un système solaire de 13,5 MWc

Ford Motor Company of Southern Africa (FMCSA), la filiale du constructeur américain Ford vient d’annoncer un plan visant à assurer son autonomie en matière d’électricité et à verdir sa production en Afrique du Sud d’ici à 2024. Dans l’immédiat, l’entreprise veut doter son usine d’assemblage de Pretoria d’un système solaire de 13,5 MWc. L’abri de voiture équipé de panneaux solaires sera construit par le fournisseur d’off-grids SolarAfrica.

Alors que la compagnie publique Eskom multiplie les initiatives pour améliorer la qualité de son réseau électrique, Ford Motor Company of Southern Africa (FMCSA) veut gagner en autonomie en matière énergétique. La filiale du constructeur automobile américain Ford lance son « Project Blue Oval ». D’ici à 2024, ce projet permettra à la branche sud-africaine de l’entreprise, de déconnecter son usine de Silverton à Pretoria, du réseau électrique national d’Afrique du Sud.

Dans le cadre de cette initiative, le constructeur automobile dotera son usine d’assemblage de voitures de Pretoria d’un système solaire photovoltaïque de 13,5 MWc. Ce sera un abri de voiture couvrant l’air de station de 4 100 véhicules. Le système qui sera composé de 31 000 panneaux solaires nécessitera un investissement de 135 millions de rands sud-africains, soit près de 88 millions de dollars. Mais cette installation ne pourra assurer que 30 % des besoins annuels en électricité de l’usine de Silverton. D’où la nécessité de trouver d’autres sources d’alimentation en électricité.

Vers la diversification des sources d’énergie renouvelable

L’abri de voiture équipé de panneaux solaires, sur le site d’assemblage de Pretoria sera construit par SolarAfrica, un fournisseur d’off-grids basé à Irene dans la province du Gauteng en Afrique du Sud. Ford inscrit ce projet dans le cadre de ses ambitions climatiques.

AFRIQUE DU SUD : Ford dotera son usine de Pretoria d’un système solaire de 13,5 MWc

Le système solaire photovoltaïque assurera 30% des besoin en électricité de l’usine d’assemblage de Ford à Prétoria ©FMCSA

« Je suis fier d’annoncer que le projet Blue Oval en Afrique du Sud, établira une référence pour l’objectif de la Ford Motor Company d’utiliser 100 % d’énergie renouvelable d’origine locale pour toutes ses usines de fabrication dans le monde d’ici à 2035. Il nous rapproche également de la neutralité carbone à l’échelle mondiale d’ici à 2050, tant pour nos installations dans le monde entier que pour notre base d’approvisionnement », explique Andrea Cavallaro, le directeur des opérations du groupe Ford International Markets.

Pour alimenter ses installations sud-africaines en électricité, le constructeur automobile investira nécessairement dans d’autres sources d’énergie renouvelable comme la biomasse, le biogaz et le gaz de biosynthèse. Ce dernier sera produit à partir des déchets non fermentescibles réutilisés via un système de pyrolyse. En investissant dans cette source de production d’énergie, l’entreprise réduira la quantité de ses déchets mis en décharge.

Vers la réutilisation des eaux usées traitées

La politique de gestion durable des ressources de Ford s’attaque à un autre secteur non moins crucial en Afrique du Sud, notamment l’eau. Le constructeur prévoit ainsi d’investir dans la réutilisation des eaux usées traitées. « L’eau est (…) une ressource très précieuse et rare en Afrique du Sud. Elle est trop précieuse pour être utilisée une seule fois, c’est pourquoi nous devons changer fondamentalement notre façon d’utiliser de l’eau, en particulier pour le secteur manufacturier », affirme David Sonnenberg, le directeur du projet Blue Oval.

Au sein de la nation arc-en-ciel, la ressource en eau est inégalement répartie entre l’ouest du pays qui dispose de ressources moindres que l’est. Mais avec le changement climatique, le stress hydrique s’est généralisé dans le pays avec des niveaux d’eau qui ont chuté (en 2019) de 10 à 60 % par rapport à 2018. Le pays doit désormais miser sur les ressources en eau non conventionnelles comme la réutilisation des eaux usées traitées et le dessalement.

afrik21

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