mardi 22 septembre 2020
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Afrique du Sud: reprise en douceur du secteur minier

Afrique du Sud: reprise en douceur du secteur minier

L’Afrique du Sud, qui compte 6 783 cas de coronavirus sur son territoire, a commencé à alléger son confinement débuté le 27 mars. Pendant les trois premières semaines de ce confinement, l’industrie minière s’est retrouvée quasiment à l’arrêt, à l’exception des mines de charbon. Puis tout le secteur a pu, en observant des mesures sanitaires strictes, opérer à 50% de ses capacités, condition toujours valable aujourd’hui pour les mines souterraines, alors que les mines à ciel ouvert peuvent reprendre normalement. Une situation qui a eu des conséquences sur l’offre mondiale pour les métaux dont l’Afrique du Sud est premier producteur.

L’Afrique du Sud est le premier producteur au monde de chrome, de manganèse, et contrôle les trois-quarts de la production de platine. Pour ces secteurs, le confinement a donc eu des répercussions sur l’offre mondiale, certaines compagnies, comme Sibanye ou Impala pour le platine, ont même dû appliquer ce que l’on appelle la clause de « force majeure », cela signifie qu’elles n’ont pas à honorer leur contrat à cause de circonstance exceptionnelles, ici une pandémie mondiale.

Et même si les mesures contre le coronavirus sont aujourd’hui allégées, il faut du temps aux mines pour se remettre en route, tout en respectant les limitations sur leurs capacités imposées par le gouvernement sud-africain. De plus, les tribunaux ont donné raison à l’un des principaux syndicats de mineurs qui réclame davantage de mesures d’hygiènes pour les travailleurs.

L’offre de ces métaux s’est donc réduite, même s’il faudra attendre quelques mois pour avoir une idée plus précise de la baisse de la production. La compagnie Merafe par exemple, a enregistré une diminution de plus de 3% de sa production de chrome au premier trimestre, et s’attend à de plus mauvais résultats pour le deuxième trimestre.

Pourtant les prix se sont stabilisés, car la demande, en particulier du côté chinois a -elle aussi- été très ralentie par l’épidémie. La crise sévère du secteur automobile a diminué les besoins en platine, utilisé pour réduire les gaz des pots d’échappement des voitures. Même constat du côté d’autres secteurs industriels qui reposent sur la sidérurgie, et l’utilisation de chrome ou de manganèse.

Globalement, les prix de ces minerais produits par l’Afrique du Sud sont en légère progression. L’évolution des cours pourrait permettre de compenser un peu les difficultés du secteur, même si le marché reste encore très incertain.

rfi

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