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Afrique-France : Les dessous du Sommet de Bamako

Afrique-France : Les dessous du Sommet de Bamako

Bamako, capitale du Mali, va abriter, les 13 et 14 janvier 2017, le 27ème Sommet Afrique-France. Une rencontre, placée sous le signe «du Partenariat, de la Paix et de l’Emergence».

Inexorablement, le Sommet Afrique-France continue de se tenir. La 27ème édition est prévue à partir de demain vendredi 13 janvier 2017 à Bamako, capitale du Mali, avec la conférence des ministres des Affaires étrangères. Le lendemain, ce sont 30 à 40 chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que de hauts responsables d’instances internationales, mais aussi des centaines de ministres et autres décideurs d’organisations étatiques et du privé qui assisteront à ce rendez-vous décrié par les uns et loué par les autres.

Cette année, au menu des discussions, la sécurité du continent, avec plus de consistance donnée à la formation militaire, afin de réduire l’intervention française. L’opération Barkhane, toujours en cours, dans la zone sahélo-saharienne, est successive aux missions Serval au Nord-Mali et Sangaris en République centrafricaine (RCA). Les besoins militaires de sécurisation, sur des territoires qui peuvent être très vastes, restent importants. Ils font face au manque criant de moyens. Dans ce sens, les organisateurs pointent du doigt les bases françaises de Dakar, Djibouti ou encore de Libreville pour donner un coup de fouet à la formation militaire. Quant à la sécurisation du Sommet, l’attaque du Radisson Blu étant encore fraîche dans les mémoires, Abdullah Coulibaly, président du Comité d’organisation, rassure et annonce que plus de 10 000 hommes sont mobilisés.

Entre respect des Constitutions et aide au développement

Aussi, l’instabilité et les crises politiques réelles ou latentes, notamment au Mali, en RCA, en Gambie, en République démocratique du Congo (RDC), autour des attaques de Boko Haram au Nigéria, au Niger et au Cameroun, seront débattues, afin de trouver des pistes de solutions définitives.

Relativement au volet de la coopération économique, le Plan d’investissement pour l’Afrique et son voisinage (Plan Juncker) de 44 milliards d’euros, lancé mercredi 14 septembre 2016 à Strasbourg, ou encore le Plan d’action, adopté par l’Union européenne (UE) au Sommet de la Villette au mois de novembre 2015, pour instituer un fonds financier de 1,8 milliard d’euros, gagneraient à être mis en branle pour apporter des solutions à l’émigration. D’aucuns avancent le renforcement de la coopération pour endiguer les flux migratoires qui amputent le continent d’une bonne partie de sa jeunesse, entre les morts-noyés en Méditerranée, les déperditions de maigres économies de ménages africains dilapidés dans d’hypothétiques eldorados ou des tensions sociales latentes dans les pays d’accueil et de transit.

Daouda MBaye, rédacteur en chef
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