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Afrique : Kamal Lahlou, à la tête de la Confédération africaine des radios et TV indépendantes

Afrique : Kamal Lahlou, à la tête de la Confédération africaine des radios et TV indépendantes

A l’occasion de la commémoration du 10ème anniversaire de la libération audiovisuelle au Maroc, mardi 17 mai 2016, le marocain Kamal Lahlou, actuellement président de l’Association des radios et télévisions indépendantes (ARTI), a été élu par ses pairs africains président de la Confédération africaine des radios et TV indépendantes.

La Confédération africaine des radios et TV indépendantes poursuit ses desseins, afin de partager l’expérience des membres, se former et s’unir face à l’hégémonie de l’information des pays occidentaux. Dans ce sens, Casablanca a abrité, le 17 mai, la Journée de commémoration du 10ème anniversaire de la libération audiovisuelle au Maroc. Et à cette occasion, le Marocain Kamal Lahlou, actuellement président de l’Association des radios et télévisions indépendantes (ARTI), a été élu par ses pairs africains président de la Confédération africaine des radios et TV indépendantes. L’un des objectifs majeurs de la structure est de réunir les radios et TV africaines autour d’un projet continental. «L’Afrique sera appelée, de manière endogène, à relever les nouveaux défis technologiques, liés à l’information et aux médias audiovisuels et à ne pas subir la domination hégémonique des puissances détentrices du monopole technologique», estime le président élu. Il a ajouté que la seule véritable voie à ce niveau pour les Africains est d’unir leurs efforts pour préserver leurs spécificités et permettre aux peuples africains d’intégrer pleinement le champ de la liberté d’expression, au service de l’intérêt général et du développement, y compris et surtout dans le secteur de l’information et des médias audiovisuels.

Dans le cadre de la nouvelle entité, les pays africains en question vont renforcer les échanges bilatéraux et multilatéraux sur le continent en tenant le maximum de forums, de rencontres et de stages de formation, au profit de journalistes et particulièrement des jeunes. Il s’agit de faire de la formation, du recyclage et des échanges afro-africains une priorité pour doter l’Afrique de demain de cadres capables de faire de la radio un instrument de promotion et de développement du continent. Et ce en favorisant tous les moyens technologiques indispensables pour rapprocher encore plus l’information du citoyen africain et vice-versa, à un niveau horizontal. «Notre continent a plus que jamais besoin de s’unir pour contrer la répartition inégale de l’information, au profit du centre occidental hégémonique et au détriment de la périphérie dont celle africaine qui nous préoccupe au plus haut niveau», a déclaré Lahlou. D’autant plus que la radio, par exemple, est devenue un outil incontournable en Afrique. Il est le seul instrument mis entre les mains des personnes démunies, dans le monde rural et la savane africaine. La radio comme moyen privilégié pour informer, éduquer et responsabiliser le citoyen pour en faire un agent de développement à un niveau pluridimensionnel, économique, culturel et politique. Et cela en tenant compte des inégalités face à l’accès à la technologie et des spécificités nationales et locales.

Maimouna DIA, journaliste Grand reporter
lesafriques.com

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