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Afrique- Les enjeux futurs du secteur sucrier

Afrique- Les enjeux futurs du secteur sucrier

A la Conférence internationale du sucre, les 10 et 11 septembre 2015 à Marrakech, les professionnels du secteur du sucre, les décideurs publics et autres experts se penchent sur les défis futurs de la filière en Afrique.

A l’ouverture de la Conférence internationale du Sucre, jeudi 10 septembre 2015, Aziz Akhannouch, ministre marocain de l’Agriculture et de la pêche maritime, a d’abord mis tout le monde d’accord sur le rôle stratégique du secteur sucrier (chiffres à l’appui), sur la place de la filière dans l’équation alimentaire mondiale et les avancées du royaume du Maroc en la matière. Il a aussi donné un aperçu sur le modèle d’agrégation réussi par le Maroc (80 000 exploitants agricoles, 80 000 ha de plantes sucrières, 510 000 t de sucre blanc produites sur le local, soit 41% de couverture …) et dont peuvent bénéficier d’autres pays amis et frères du Maroc, dans le cadre d’une coopération Sud-Sud. Rappelant le rôle catalyseur de l’Etat, avec notamment le Plan Maroc Vert, initié depuis 2008, et qui a conduit la mise en place d’un Contrat-programme entre les pouvoirs publics, et Fimasucre (Fédération interprofessionnelle marocaine du sucre) avec l’objectif d’améliorer les conditions des producteurs, la productivité et la modernisation de l’outil industriel, le ministre marocain de tutelle a exprimé le souhait que les échanges puissent faire avancer la réflexion pour gagner les défis futurs.

José Orive, directeur exécutif OIS, a confirmé la place du Maroc dans le secteur. De son avis, la tenue de la Conférence à Marrakech est une évidence, dans la mesure où ce pays a été toujours été considéré comme membre-phare de l’OIS. Il a ajouté qu’il est digne de confiance, notamment à travers les actions du Maroc et les stratégies de Cosumar, chef de file du secteur dans ce pays.

Toujours à l’entame de ce symposium de l’OIS, Mohammed Fikrat, président APS et PDG de Cosumar, n’a pas manqué de préciser l’important effort d’investissements pour la modernisation de l’outil industriel (600 millions de $ depuis la privatisation), le rapprochement avec le géant Vilmar, … rendre hommage aux partenaires et souhaiter la bienvenue aux participants venus d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Afrique, rappelant aux professionnels du sucre que leur organisation est bien chez elle à Marrakech. En effet, dans un passé récent plusieurs rencontres s’y sont déjà tenues, notamment la 37ème Session du conseil de l’OIS en octobre 2010, puis le Symposium de l’Association mondiale des planteurs de betterave et de canne en 2012… A la rencontre, qu’il a souhaité être un espace de dialogue et de partage d’expériences, il croit qu’elle contribuera au renforcement de la coopération internationale et africaine, conformément au thème. C’est de bonne guerre, vu que Cosumar ambitionne de devenir un acteur majeur dans le trading et l’export.

Ahmed Ouayach, président de Comader (Confédération marocaine de l’agriculture et développement rural) et Abdelkader Kandil, président de l’Unappsm (Union nationale des associations de producteurs de plantes sucrières du Maroc) sont allés dans le même sens. Les sessions suivantes, portant respectivement sur les secteurs sucriers marocain et africain, sur les perspectives des marchés mondiaux du sucre et l’importance du développement durable dans el secteur, ont permis aux uns et autres d’échanger. Gageons que les recommandations de Marrakech 2015 feront date pour la filière.

Daouda MBaye, rédacteur en chef
lesafriques.com

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