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Afrique: L’Inde avance, la Chine recule

Afrique: L’Inde avance, la Chine recule

l’Inde doit s’aiguiser toutes les stratégies diplomatiques, économiques pour grignoter sur les parts de la Chine, de l’Europe, des États unis d’Amérique…

Annoncé en grande pompe, le sommet Inde-Afrique est ouvert ce lundi 26 octobre à New-Delhi. Avec un produit intérieur brut (PIB) global de 2 513 milliards de dollars américains en 2013 et plus de 7.7% des réserves pétrolières mondiales, soit 130.3 millions de barils, le continent africain attire la convoitise du deuxième géant asiatique dont l’objectif principal est l’obtention d’une grande part du gâteau. Le sommet doit se pencher sur les principaux défis de l’Afrique englobant développement des ressources humaines, le renforcement des institutions, la santé, les infrastructures, l’énergie renouvelable, l’agriculture, l’éducation et le développement des compétences, ce qui fait que l’Inde doit s’aiguiser toutes les stratégies diplomatiques, économiques pour grignoter sur les parts de la Chine, de l’Europe, des États unis d’Amérique..

Septième plus grand pays au Monde, avec 35.000 milliards de Fcfa d’échanges en Afrique, soit environ 10% des échanges indiens, l’Inde comme la Chine n’imposent pas d’exigences politiques particulières et permet aux pays africains de conserver pleinement leur souveraineté, à la différence de la France et des Etats-Unis. Pour entretenir des relations commerciales, la Chine demande uniquement la rupture de tout lien avec Taiwan.

L’offensive économique de l’Inde intervient à un moment ou l’Afrique est en demande et aussi à la recherche d’autres partenaires en dehors de la Chine qui commence à enregistrer une chute considérable dans ses rapports économiques, en raison, surement, de l’échec de sa politique “gagnant-gagnant” qui ne fait plus recettes malgré ses taux d’échanges d’environ 800 milliards de FCFA. Selon l’économiste Jean-Joseph Boillot, spécialiste dans le développement et le décollage des économies du Sud qui a publié il y a un ouvrage au titre pétillant Chindiafrique (Ed. Odile Jacob), “l’économie chinoise se ralentit entraînant suspension et voire même annulation des projets et contrats sur le continent noir”. L’erreur de la Chine est d’avoir voulu faire cavalier seule puis ses sociétés se sont adaptées aux systèmes de corruption en Afrique.
Pour réussir en Afrique, l’Inde pourrait apprendre des erreurs de la Chine car l’enjeu est de taille et l’heure n’est plus pour l’exclusion mais pour la coopération. Et la première étape est d’associer la Chine et de ne pas céder à la corruption « la Chine, l’Inde et l’Afrique feront le monde de demain » disait Jean-Joseph Boillot qui revient sur les enjeux de ce grand raout qui a pour objectif d’impulser un nouvel essor aux relations anciennes entre l’Inde et le continent africain.

Adil Abou
alwihdainfo.com

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