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Afrique subsaharienne: croissance vigoureuse en dépit de conditions financières …

Afrique subsaharienne: croissance vigoureuse en dépit de conditions financières …

Afrique subsaharienne: croissance vigoureuse en dépit de conditions financières défavorables (FMI)

Réagissant à la polémique autour du rapport attribué au Fonds monétaire international (FMI) qui stipule que le Sénégal est classé 25e pays parmi les plus pauvres au monde, le directeur adjoint du département Afrique du FMI, au micro de RFM, a confirmé le classement.

Le FMI a révisé à la baisse ses perspectives de croissance pour l’Afrique subsaharienne et invité les gouvernements à mettre en place des politiques économiques adaptées au nouvel environnement international, a-t-on appris de l’édition d’octobre 2015 des perspectives économiques pour cette sous-région, intitulé ” Faire face un environnement qui se dégrade.

A moyen terme, M. Nord préconise trois pistes: une meilleure mobilisation des recettes fiscales, une augmentation de la compétitivité des économies des pays et l’amélioration du partage de la croissance.

Il reconnait toutefois qu’au sein de ce groupe de pays africains, beaucoup d’ Etats souffrent de “la chute des cours des principaux produits de base qu’ils exportent, même si la baisse des cours du pétrole allège leur facture d’importations énergétiques “.

En conséquence, a-t-il noté “la croissance diminuera presque partout en Afrique surtout dans les pays exportateurs de pétrole et moins dans les pays à faible revenus”.

==Laisser déprécier le taux de change pour amortir le choc===.

Il ajoute par ailleurs, que plusieurs pays à revenu intermédiaire, dont l’Afrique du Sud, le Ghana et la Zambie, se heurtent aussi à une situation défavorable, notamment la faiblesse des cours des produits de base, le durcissement des conditions financières et des pénuries d’électricité.

“Les positions extérieures et les budgets sont plus faibles qu’en 2008 avant la grande crise économique”.

“Si certains pays disposent d’une marge de manoeuvre pour recourir aux amortisseurs ou emprunter afin d’étaler l’ajustement dans le temps, cette marge d’action se rétrécit rapidement”, a-t-elle encore averti. Les Etats doivent donc veiller à “tenir compte à la fois de l’impératif de viabilité de la dette et des besoins de développement.”.

Aussi, poursuit-t-elle, la politique monétaire ne devrait ainsi servir qu’à contrer les éventuels effets secondaires sur l’inflation et l’évolution du taux de change et des autres facteurs de hausse.

“A court terme, un ajustement est inévitable pour les pays pétroliers”, soutient-il, plaidant au passage pour une surveillance de près des risques qui pèsent sur le secteur financier à cause de la baisse des cours des produits de base.

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