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Afrique : un fonds spécial pour stimuler la croissance de l’agriculture et des entreprises agro-alimentaires (PAPIER GENERAL)

Afrique : un fonds spécial pour stimuler la croissance de l’agriculture et des entreprises agro-alimentaires (PAPIER GENERAL)

Une nouvelle entité destinée à produire des moyens de subsistance ruraux durables par le biais d’une initiative du secteur privé a été présentée au public mardi à Nairobi.

L’Africa Enterprise Challenge Fund (AECF), mis en place par l’organisation de développement de l’agriculture Alliance for a Green Revolution in Africa (AGRA), a pour ambition de débloquer le potentiel de l’Afrique rurale en renforçant la productivité et la création d’emplois.

“Nous voulons renforcer l’autonomie des jeunes et des femmes en leur apportant les compétences recherchées sur le marché”, a déclaré lors de ce lancement le président du conseil de l’AECF, Paul Boateng.

Ce fonds a pour ambition de doubler les efforts du plan de développement de l’Afrique en faveur de l’agriculture, de l’agroalimentaire et des énergies renouvelables, a déclaré M. Boateng.

“Nous prévoyons d’augmenter la base de financement à 500 millions de dollars, contre 256 millions de dollars actuellement, dans la prochaine phase couvrant les trois à cinq années à venir, avec une attention spéciale aux questions d’égalité des genres et d’emploi des jeunes”, a-t-il ajouté.

La présidente de l’AGRA, Agnes Kalibata, a déclaré que l’agriculture restait la voie la plus sûre vers la prospérité pour l’Afrique, et que le travail de l’AECF pour intensifier les investissements dans les activités agroalimentaires et les secteurs associés serait essentiel pour réaliser ce potentiel.

“Nous continuerons de former des partenariats en étroite collaboration avec le fonds dans son entrée dans cette nouvelle ère, en veillant à ce que les agriculteurs africains obtiennent un meilleur service”, a ajouté M. Kalibata.

L’AECF est actuellement présent dans un certain nombre de pays dont le Kenya, la Somalie, le Burundi, la Tanzanie, l’Éthiopie, l’Ouganda, le Rwanda, le Mozambique, le Zimbabwe, l’Afrique du Sud, le Malawi, la Sierra Leone, le Mali, le Burkina Faso, le Nigeria, le Liberia, le Ghana, la RD Congo, le Soudan du Sud, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Zambie et la Gambie.

“Il a contribué à la croissance et à la transformation des vies des communautés rurales en Afrique”, a indiqué Paul Greener, directeur général de l’AECF.

M. Greener a indiqué que son organisation offrait des financements catalyseurs, sous forme de dons ou de prêts à taux zéro, à des entreprises du secteur privé qui ont un impact positif sur les populations rurales pauvres en Afrique sub-saharienne.

Cette organisation finance les entreprises du secteur agroalimentaire, des services financiers ruraux, des systèmes de communication, des énergies renouvelables et de l’adaptation des technologies innovantes pour combattre les changements climatiques, et elle ambitionne d’étendre ses activités à de nouvelles régions géographiques d’Afrique, a déclaré M. Boateng.

À ce jour, 57% des fonds ont été investis dans l’agriculture, et des plans sont à l’étude pour étendre cette activité dans d’autres secteurs dans un proche avenir.

La combinaison de ces investissements dans les différents secteurs permet au fonds de dégager des moyens rentables et innovants pour améliorer le fonctionnement des marchés pour les populations pauvres rurales.

Le fonds fournit des financements aux entreprises par le biais d’une série de concours thématiques et géographiques ciblant des secteurs spécifiques de l’économie en Afrique.

NAIROBI, 10 mai (Xinhua)

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