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Airbags défectueux: Takata dépose le bilan

Airbags défectueux: Takata dépose le bilan

L’équipementier japonais endetté à la suite du scandale des airbags défectueux a décidé de déposer le bilan lundi.

L’équipementier automobile japonais Takata, lourdement endetté après une massive campagne de rappels d’airbags défectueux, a annoncé avoir déposé le bilan lundi. «Nous avons déposé le bilan à la fois auprès d’un tribunal de Tokyo et aux Etats-Unis», a indiqué à l’AFP un porte-parole de Takata, à l’issue d’un conseil d’administration.

Dans un communiqué, le groupe a précisé avoir conclu un accord pour vendre ses activités à Key Safety Systems (KSS), un équipementier américain contrôlé par le chinois Ningbo Joyson Electronic, pour le montant de 175 milliards de yens (1,4 milliard d’euros).

«KSS va acquérir l’essentiel des actifs de Takata, à l’exception de certains actifs et opérations liés aux coussins de sécurité» mis en cause dans le scandale, a déclaré la firme américaine dans un document distinct.

La combinaison des deux ensembles formera «un fournisseur de premier plan avec environ 60’000 salariés dans 23 pays», a-t-elle ajouté, promettant de maintenir les effectifs de Takata et ses usines au Japon.

Dette astronomique

La compagnie japonaise laisse derrière elle une ardoise de plus de 1000 milliards de yens (plus de 8 milliards d’euros), d’après le Nikkei, ce qui marquerait la plus importante faillite d’un industriel dans le Japon d’après-guerre.

Des articles de presse avaient fait état un peu plus tôt d’une mise en faillite imminente, et le Tokyo Stock Exchange (TSE) avait annoncé dans la foulée la suspension des transactions sur le titre dans l’attente de «la confirmation de la véracité» de ces informations. Le titre sera radié le 27 juillet, a précisé le TSE.

Les rumeurs de dépôt de bilan avaient fait plonger la semaine dernière l’action Takata des trois-quarts de sa valeur, avant un rebond spéculatif de 45% vendredi. Depuis la révélation publique de l’affaire début 2014, elle a fondu de 95%.

La firme japonaise, vieille de plus de 80 ans, a été terrassée par un scandale d’airbags défectueux responsable d’au moins 16 décès et du rappel de quelque 100 millions d’unités dans le monde, le plus important de l’histoire automobile. (afp/nxp)

24heures.ch

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