lundi 22 juillet 2019
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Airbus veut frapper un grand coup avec l’A321 XLR

Airbus veut frapper un grand coup avec l’A321 XLR

L’un des événements phare du Salon du Bourget sera le lancement de l’Airbus A321 XLR, qui pourrait changer la donne sur le marché long-courrier.

On attendait le Boeing 797 et c’est finalement l’Airbus A321 XLR qui devrait pointer son nez au Salon du Bourget . Selon toutes vraisemblances, Airbus devrait en effet profiter du salon pour dévoiler une nouvelle version plus performante de son célèbre biréacteur monocouloirs, qui entrerait en service vers 2023-2024. Un appareil susceptible de changer la donne sur le marché transatlantique… Mais aussi de couper l’herbe sous les roues du futur Boeing 797 « milieu de gamme », dont le lancement commercial devra probablement attendre l’an prochain, le temps pour l’avionneur américain de sortir de la crise du 737 MAX .

Dans sa version actuelle, l’A321 est déjà devenu le best-seller d’Airbus, qui lui a permis de creuser l’écart avec Boeing sur le marché des monocouloirs moyen-courrier. Dans sa version LR à long rayon d’action, l’A321 a également déjà commencé à empiéter sur les plates-bandes des avions long-courriers sur les liaisons transatlantiques. Cependant, son rayon d’action actuel (7.400 km, soit environ 9 heures d’autonomie en configuration maximale de 220 passagers) le limite encore à la côte est de l’Amérique du Nord, sauf à réduire considérablement le nombre de sièges à bord.

Une aubaine pour les low-cost

La future version XLR (pour « extra long range » – à très long rayon d’action) pourrait, quant à elle, atteindre Chicago depuis n’importe quelle ville d’Europe de l’Ouest, grâce à un rayon d’action allongé de 900 à 1.200 km supplémentaires. Capable de voler plus de 10 heures avec 220 passagers, l’A321 XLR pourra même relier Paris à Delhi ou les Antilles sans escale. Il pourrait aussi relier l’Asie à l’Australie. Et ce, pour un coût d’acquisition et un point d’équilibre financier inférieurs à ceux d’un avion long-courrier.

L’A321 XLR permettrait de réduire les coûts, mais aussi d’ouvrir de nouvelles liaisons directes entre des villes secondaires qui n’offrent pas assez de trafic rentable pour être desservies en gros-porteur sans passer par un « hub ». En basse saison, le même appareil pourra également être utilisé sur les lignes moyen-courriers. Une aubaine pour les low cost, qui souhaitent se lancer sur le marché transatlantique, mais aussi pour les compagnies traditionnelles qui peinent parfois à remplir à bon prix leurs gros porteurs sur un marché transatlantique très saisonnier.

200 commandes en vue

Les patrons de compagnies aériennes ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, qui ont été nombreux à déclarer récemment leur intérêt pour l’A321 XLR. C’est notamment le cas de David Neeleman, le principal actionnaire de la compagnie low cost américaine Jetblue, qui projette de lancer ses premiers vols transatlantiques entre New York, Boston et Londres en 2021. Mais c’est aussi vrai du patron d’IAG, de Delta , d’AirAsia ou de Qatar Airways…

Tous sont déjà de bons clients d’Airbus, avec d’importantes commandes en cours, notamment d’A321, dont une partie pourrait être aisément convertie en commandes d’A321 XLR. De quoi permettre à Airbus de frapper un grand coup au Salon du Bourget en annonçant, en même temps que le lancement commercial de l’A321 XLR, une avalanche de commandes : jusqu’à 200, selon certaines indiscrétions.

Bruno Trévidic
lesechos

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