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AISSA KABO/SIDIKOU, REPRESENTANT RESIDENT DE LA COMMISSION DE L’UEMOA A DAKAR «L’intégration économique n’est pas encore une réalité»

AISSA KABO/SIDIKOU, REPRESENTANT RESIDENT DE LA COMMISSION DE L’UEMOA A DAKAR «L’intégration économique n’est pas encore une réalité»

Depuis sa création le 10 janvier 1994 à Dakar, l’Union économique et Monétaire Ouest Africaine (Uemoa), un espace économique de huit Etats côtiers et sahéliens liés par l’usage d’une monnaie commune, à savoir le franc CFA et bénéficiant de traditions culturelles communes, avec entre autres pays le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, peine encore à se matérialiser. En effet, interpelé sur l’intégration économique, madame Aïssa Kabo/Sidikou, représentant résident de la commission de l’Uemoa, à Dakar a admis que «l’intégration économique n’est pas encore une réalité». Elle s’exprimait mardi dernier à Dakar en marge de l’ouverture des travaux de la 4ème revue annuelle, édition 2018, des réformes, politiques, programmes et projets communautaires en cours d’exécution au Sénégal.

Dans son propos, elle invite les Etats à un sursaut pour matérialiser ledit vœu pieux des huit (08) Etats engagés dans la voie de l’intégration économique. «Tous les pays de l’Union économique monétaire ouest africain (Uemoa) savent que sans l’intégration, point de développement pour chacun d’entre eux. C’est trop dire qu’un Etat fait moins d’efforts par rapport à d’autres. Il ne sert à rien de classifier les Etats, mais il est plus utile et important de renouveler l’appel aux uns et aux autres».En fait, dira-t-elle: «Tous les pays doivent faire des efforts dans tous les domaines. Il est important pour tous les pays de progresser. Car, l’intégration est un long processus. Par conséquent, il faut une solidarité active dans tous les domaines et pour tous les Etats».

Tous les domaines sont prioritaires.

Au sujet des domaines dits prioritaires, elle refoule et précise que «Tous les domaines sont aussi importants les uns que les autres».

Etayant son propos, elle cite entre autres freins liés aux lenteurs à savoir l’application des réformes relatives au baccalauréat notamment les frais d’inscription dans les universités. «Les frais d’inscription ne sont pas encore uniformes dans tous les pays. Nous avons beaucoup de pays qui ne l’appliquent pas», a-t-elle fait remarquer.

Le Sénégal se démêle à être bon élève

Ce qui demeure constant, c’est la posture du Sénégal dans la transposition des directives de l’Uemoa. Et sur ce volet, dira-t-elle: «Le Sénégal a fait de grand progrès dans bien des domaines…».

Selon elle: «Les vrais obstacles sont surtout liés à la réticence des Etats à s’exposer aux pertes de gains. Car, il est important de s’assurer que tout le monde y trouve son compte. C’est trop oser d’ouvrir les frontières sur coût de tête sans avoir à s’assurer qu’on saura trouver les recettes compensatoires pour faire face aux obligations d’Etat». S’y ajoute

Toutefois, elle n’a pas manqué de faire remarquer que le tarif extérieur commun est effectif dans tout l’espace communautaire.

JEAN PIERRE MALOU

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