Accueil / Développement / Algérie : Benkhalfa, expert en finance à propos de l’amélioration du climat des affaires : L’impératif développement des services

Algérie : Benkhalfa, expert en finance à propos de l’amélioration du climat des affaires : L’impératif développement des services

Algérie : Benkhalfa, expert en finance à propos de l’amélioration du climat des affaires : L’impératif développement des services

Nombre de paramètres déterminent le bon environnement favorable aux affaires. Une étude récente menée par Oxford Business Group auprès de chefs d’entreprise a montré que 61% des personnes interrogées avaient des attentes positives ou très positives quant au climat des affaires pour les 12 mois à venir.

Nombre de paramètres déterminent le bon environnement favorable aux affaires. Une étude récente menée par Oxford Business Group auprès de chefs d’entreprise a montré que 61% des personnes interrogées avaient des attentes positives ou très positives quant au climat des affaires pour les 12 mois à venir. De plus, 70% ont déclaré qu’il était probable ou très probable que leur entreprise consacre des investissements en capitaux significatifs en 2018. Sollicité par nos soins, Abderrahmane Benkhalfa, consultant et expert en finance, explique que si un travail remarquable est réalisé en matière de simplification de procédures, et la numérisation des documents, des solutions doivent être trouvées à d’autres exigences.

Par exigences, il désigne l’amélioration des statistiques dans le domaine micro-économique.
«La disponibilité de statistiques et d’indicateurs s’impose, notamment pour les régions et filières où les opérateurs économiques comptent se projeter», explique-t-il. L’ex-ministre explique sur sa lancée que la production de ces indicateurs micro-économiques ne devra pas nécessairement être à la charge des pouvoirs publics. «Des bureaux de conseil, des sociétés privées peuvent le faire», ajoute M. Benkhalfa.
L’autre condition évoquée a trait au développement du système des services. Si aujourd’hui, dit-il, l’Algérie enregistre un surplus pour certains produits agricoles, que l’industrie est en marche, ce sont les services qui sont appelés à être développés. L’Algérie importe à hauteur de 11 milliards de dollars en services. Enchaînant, M. Benkhalfa ajoute que cette absence de services risque de neutraliser la valeur-ajoutée de l’agriculture et de l’industrie.

A l’impératif d’une bonne information économique, l’expert financier dira que s’ajoutent d’autres conditions d’amélioration du climat des affaires, que sont la libération des initiatives et la création de la concurrence, et la qualité et la réactivité de l’administration économique locale.

Par ailleurs il convient de préciser que ce sont près de 4.000 nouveaux dossiers d’investissements qui ont été introduits auprès des guichets uniques de l’Agence nationale du développement de l’investissement (ANDI) dans les 48 wilayas. Evoquant les investissements, M. Ouyahia avait relevé qu’il est d’usage pour certains de dire que le climat des affaires n’est pas parfait dans le pays : «Il y a, sans doute, une part de vrai dans une telle affirmation. Mais en même temps, nous sommes l’un des rares pays au monde à accorder d’importants avantages fiscaux aux investissements, qui peuvent même atteindre 15 années, et ce, entre la réalisation et l’exploitation dans les régions du Sud et des Hauts Plateaux».

Le Premier ministre également observé que l’Algérie est le seul pays au monde à prendre en charge les allocations des enfants de tous les travailleurs, même ceux du secteur privé et des entreprises étrangères.

Fouad Irnatene
elmoudjahid

Aller en haut