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Algérie : le mystère Ould Kaddour, nouveau patron du groupe pétrolier Sonatrach

Algérie : le mystère Ould Kaddour, nouveau patron du groupe pétrolier Sonatrach

Exit Amine Mazouzi. Le groupe Sonatrach a un nouveau patron. Mais le profil de l’élu suscite stupeur et interrogations. Décryptage d’une nomination controversée.

Le téléphone d’Amine Mazouzi, PDG de Sonatrach, sonne à 17 h 15, ce dimanche 19 mars. Au bout du fil, Noureddine Boutarfa, ministre de l’Énergie. Il lui demande de réunir le conseil d’administration du groupe pétrolier le lendemain matin. « J’ai un message important à faire passer », se contente-t-il de lui dire. Intrigué, Mazouzi passe une partie de la soirée à tenter d’en savoir davantage sur cette requête inhabituelle. SMS et appels à la chaîne. En vain.

La réponse, il ne l’aura qu’à l’heure du petit déjeuner, quand l’un de ses collaborateurs lui annonce son limogeage séance tenante. Sonné, Mazouzi a du mal à le croire, bien que la rumeur de son éviction se soit déjà propagée comme une traînée de poudre dans le microcosme politico-médiatique d’Alger. Il se savait sur un siège éjectable, mais il était loin d’imaginer pareil scénario. Et pareil successeur.

Peu avant midi, Amine Mazouzi, 51 ans, cède sa place à l’inattendu Abdelmoumen Ould Kaddour, 66 ans, ancien directeur de Brown & Root Condor (BRC), une coentreprise créée par Sonatrach avec Kellogg Brown & Root (KBR), filiale de Halliburton, le géant américain du pétrole et de la construction. Aussitôt confirmée, cette nomination provoque stupeur, consternation et interrogation, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger.

Réputation sulfureuse

Ce n’est pas cette énième valse touchant le top management d’une entreprise publique considérée comme un État dans l’État qui fait débat. Après tout, le nouveau PDG n’est que le dixième depuis seize ans. La controverse tient plutôt au pedigree du nouveau patron de Sonatrach, premier groupe pétrolier en Afrique avec 154 filiales, 120 000 employés et des recettes de 28,8 milliards de dollars en 2016.

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