Accueil / International / Allemagne : forte croissance au premier trimestre

Allemagne : forte croissance au premier trimestre

Allemagne : forte croissance au premier trimestre

L’économie allemande a progressé de 0,7 % au premier trimestre 2016, du jamais-vu depuis deux ans. La demande intérieure a porté cette dynamique.

L’économie allemande a enregistré un bon premier trimestre 2016. Selon l’Office fédéral des Statistiques Destatis ce vendredi 13 mai, le PIB allemand a progressé de 0,7 % entre janvier et mars dernier. Du jamais vu depuis deux ans. Une progression forte, supérieure à celle de la France (estimée à 0,5 %) et à l’estimation pour la zone euro (0,6 %). Par rapport au premier trimestre de 2015, le PIB allemand progresse de 1,6 % en données corrigées des variations saisonnières.

Demande interne

Le détail de cette croissance n’est pas encore connu, mais Destatis souligne qu’elle s’explique principalement par l’impulsion de la demande interne, venant à la fois de la consommation et de l’investissement. La contribution de la demande externe et des exportations est, compte tenu de la faiblesse de la demande émergente, notamment, sans doute négligeable. Ces deux éléments sont des points encourageants, car il est possible ainsi que cette dynamique allemande, à la différence des précédentes, profite davantage aux partenaires de la zone euro.

Les pistes d’explication

Plusieurs pistes existent pour expliquer cette croissance. En janvier, la production industrielle allemande a connu une croissance inédite qui a, par la suite, été corrigée, mais qui explique une grande partie de la progression du PIB. Les entreprises ont, par ailleurs, longtemps reporté des investissements qui deviennent aujourd’hui nécessaires de renouveler. La consommation reste portée par le faible chômage et par la croissance des revenus. Enfin, il y a sans doute également un effet lié à la gestion de la crise des réfugiés.

Croissance durable ?

Ce chiffre est une bonne nouvelle pour la zone euro. Il prouve que, lorsque l’Allemagne se soucie de sa demande et de dépense plutôt que d’épargne et de sa seule compétitivité coût, la croissance est plus forte et bénéficie au reste de ses partenaires de l’Union monétaire. Reste à savoir si ce rythme pourra se maintenir. C’est peu probable, car les chiffres de la production industrielle et des commandes à l’industrie sont, pour le moment, plutôt dans une phase de recul.

Romaric Godin
latribune.fr

Aller en haut