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Alstom se recentre sur le transport ferroviaire

Alstom se recentre sur le transport ferroviaire

Après avoir cédé son pôle énergie au groupe américain General Electric, le groupe industriel français Alstom entame une nouvelle vie.

Fini les psychodrames. Il est l’heure d’ouvrir un nouveau chapitre pour cette entreprise emblématique de l’industrie française. Une nouvelle vie qui sera consacrée à 100% aux transports ferroviaires. Il ne s’agit pas d’un essai ni même d’une renaissance. Alstom, c’est l’entreprise qui a inventé le TGV, qui est un solide compétiteur dans la fabrications de motrices, de trains, de tramways mais aussi de systèmes de signalisation, une des activités essentielles de cette industrie. Elle ne part donc pas vers l’inconnu. Ce qui est nouveau, c’est que l’entreprise s’y lance mieux armée : la dette de 3 milliards d’euros est comblée et elle dispose d’un trésor de guerre de 4 milliards.

Séparer l’énergie du ferroviaire, ce n’était en tout cas pas la pire des solutions. Alstom n’avait pas des actionnaires aux reins assez solides pour jouer sur tous les tableaux. Avec 32.000 salariés déployés sur 105 sites de production répartis sur cinq continents et 6 milliards de chiffre d’affaires annuel, le nouvel Alstom, qui est adossé à un carnet de commandes de 28 milliards (c’est-à-dire cinq ans de travail au rythme actuel), peut voir venir et se préparer aux grandes manœuvres à venir.

Pour faire face à la concurrence féroce, Alstom va devoir muscler son catalogue
Christian Menanteau

La cartographie de l’industrie ferroviaire est d’ores et déjà en plein chambardement. Alstom, qui a de prestigieuses références, ne pourra pas vivre longtemps sur ses acquis. Pour conserver son statut, elle doit être compétitive sur un marché qui est devenu mondial et où la compétition est féroce. La Chine veut, comme dans l’aéronautique, sa part du gâteau. Elle la veut la plus grosse possible grâce une entreprise unique qui réalise déjà 20 milliards de chiffre d’affaires, soit cinq fois celui du Français.

Le Japonais Hitachi, lui aussi, prend pied en Europe après avoir mis la main sur l’Italien Ansaldo, tandis que Siemens, les Espagnols et les Coréens sont toujours en mode combat. Pour faire face à cette armada, Alstom va devoir muscler son catalogue. Elle n’a pas aujourd’hui de nouveautés marquantes. Elle devra donc très vite trouver des alliances et surtout réussir son TGV du futur. Plus économe, plus spacieux, modulable : ce pourrait être son nouveau joker.

Christian Menanteau , Loïc Farge
rtl.fr

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