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American Apparel ferme des magasins et supprime des emplois

American Apparel ferme des magasins et supprime des emplois

Le groupe américain American Apparel a annoncé lundi un plan de réduction de coûts comprenant des fermetures de magasins et des suppressions d’emplois pour faire face à une érosion de ses ventes.

Le groupe californien, en conflit ouvert avec son ex-patron et fondateur Dov Charney, veut réduire ses dépenses de 30 millions de dollars dans les 18 prochains mois, selon un communiqué.

Pour ce faire, il va fermer des magasins «sous-performants» et supprimer des emplois. Mais American Apparel n’a pas donné de précision sur le nombre de boutiques concernées, ni sur leur localisation, et pas non plus sur combien de personnes il entend licencier.

La société, qui comptait 239 magasins dans une vingtaine de pays à travers le monde — dont 135 aux États-Unis fin mars —, enregistre un déclin de ses ventes depuis 2010 et perd de l’argent.

«Nous sommes déterminés à redresser l’entreprise», a assuré lundi Paula Schneider, la nouvelle directrice générale, qui veut lancer pour la première fois une ligne Automne pour hommes et femmes.

«Ces annonces sont des mesures nécessaires pour aider American Apparel à s’adapter aux vents contraires qui secouent l’industrie du textile dans l’ensemble, préserver l’emploi d’une grande majorité de nos 10 000 employés et être de nouveau rentable», a-t-elle poursuivi.

Toutefois, il «n’y a pas d’assurance que nous obtenions des engagements financiers suffisants (de la part des créanciers) pour financer nos besoins lors des douze prochains mois sans avoir à procéder à une augmentation de capital», a toutefois prévenu Mme Schneider.

Et d’insister : «il n’y a pas d’assurance que nous soyons en mesure de lever ces capitaux supplémentaires».

En mai, American Apparel avait fait part de son intention de lever 10 millions de dollars, mais n’a jamais indiqué s’il avait atteint cet objectif.

L’industrie textile américaine traverse une passe difficile, concurrencée par les rivaux européens (H&M, Zara…) qui ont réussi à pénétrer ce marché autrefois difficile. S’y ajoute l’appréciation du dollar qui renchérit davantage les coûts de production pour American Apparel parce qu’il produit aux États-Unis, et diminue les revenus engrangés à l’international.

Gap Inc (Banana Republic, Old Navy), autre fleuron du secteur, a annoncé mi-juin qu’il allait fermer un quart (175) des magasins de la marque éponyme en Amérique du Nord (États-Unis, Canada et Mexique) et un nombre «limité» en Europe.

Outre l’érosion des ventes, American Apparel doit aussi composer avec le conflit qui l’oppose depuis un an à Dov Charney, évincé en décembre dernier alors qu’il faisait l’objet d’accusations de harcèlement sexuel. M. Charney a déposé 20 plaintes contre le groupe, a indiqué lundi la société qu’il a fondée en 1989 à Montréal, mais basée à Los Angeles.

A Wall Street, le titre était malmené: il plongeait de 9,92% à 0,44 dollar vers 13h heure de l’Est.

AFP/journaldemontreal.com

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