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Analyse : L’industrie du bâtiment au Kenya accélère grâce à l’abandon des taxes

Analyse : L’industrie du bâtiment au Kenya accélère grâce à l’abandon des taxes

L’industrie du bâtiment du Kenya devrait connaître une croissance accélérée cette année après l’abandon par le gouvernement de deux taxes perçues comme prohibitives par les promoteurs immobiliers.

Le gouvernement kenyan a retiré en juin dernier de sa planification budgétaire les frais d’Autorité nationale de gestion de l’environnement (NEMA), et d’Autorité nationale de construction (NCA), qui s’élevaient respectivement à 0,1% et 0,5% des frais de construction.

Toutefois, la confirmation de cette nouvelle était réservée pour son entrée en vigueur au 1er janvier, et la NCA a confirmé lundi dans un communiqué qu’elle ne percevrait plus ces taxes.

“La NCA imposait une taxe sur les constructions de 0,5% de la valeur de tout contrat dépassant 48.076 dollars, au moment de l’enregistrement du projet. Pour faciliter la conduite des affaires et stimuler la croissance du secteur de la construction, le gouvernement a renoncé au versement des taxes sur les constructions avec effet au 1er janvier”, a déclaré le directeur du NCA, Daniel Manduku.

Toutefois, tous les promoteurs, les agences gouvernementales et les particuliers qui souhaitent entreprendre un projet immobilier doivent s’enregistrer et obtenir les autorisations requises.

Les analystes ont observé que cette décision favoriserait le développement en réduisant les coûts et augmenterait la conformité, en particulier chez les promoteurs non institutionnels.

“L’industrie de l’immobilier et du bâtiment restera dynamique en 2017 grâce à la demande continue de logements, à la croissance et à l’expansion des entreprises et des petites entreprises, à l’application des mesures du gouvernement pour réduire les coûts de construction, et au développement des infrastructures, qui favorisera la croissance économique”, a déclaré la société d’investissement Cytonn, basée à Nairobi.

Les dernières données du Bureau national kenyan des statistiques indiquent que le comté de Nairobi est en tête de la vague de constructions. Le gouvernement national valide des plans de construction représentant une valeur de 2,8 milliards de dollars chaque année.

Selon Cytonn, outre la suppression de ces taxes, d’autres choses permettraient de renforcer encore la croissance du secteur, comme l’adoption du e-commerce dans le secteur immobilier pour renforcer les ventes.

“Le e-commerce permettra d’approfondir le rayonnement du marché car les acheteurs et locataires potentiels peuvent facilement obtenir des informations depuis leur foyer ou leur lieu de travail”, a déclaré Cytonn, ajoutant que l’expansion du réseau routier dans différentes zones de Nairobi ouvrait aussi cette ville aux promoteurs.

Antony Kuyo, consultant immobilier, a rapporté que certains promoteurs fraudaient auparavant les taxes de la NEMA et de la NCA.

“C’est à cause de ces taxes que tant de maisons sont mal construites, car les gens ne demandaient pas les approbations (requises) afin d’éviter de payer les taxes. C’est une bonne chose qu’elles aient été abolies, aussi nous anticipons un marché immobilier dynamique cette année”, a-t-il dit.

NAIROBI, 30 janvier (Xinhua)

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