Accueil / Tic & Telecoms / Apple s’attaque au marché des paiements entre particuliers

Apple s’attaque au marché des paiements entre particuliers

Apple s’attaque au marché des paiements entre particuliers

La marque à la pomme va lancer un service permettant aux particuliers de s’envoyer de l’argent entre eux. Objectif : collecter encore un peu plus de données.

Apple continue sa conquête du marché des services bancaires. Après Apple Pay, la firme à la pomme négocie actuellement avec les banques pour développer un service permettant aux particuliers de s’envoyer de l’argent entre eux grâce à leurs téléphones, rapporte le « Wall Street Journal ». Un service précieux aux Etats-Unis, où les virements bancaires entre particuliers sont très chers, pouvant coûter plusieurs dizaines de dollars, y compris pour celui qui reçoit l’argent. Les discussions entre Apple et les banques sont pour l’instant officieuses, et le degré d’implication de ces dernières est encore incertain. Mais le service serait adossé au système de paiement Apple Pay, qui permet aux utilisateurs de payer avec leur téléphone.

Le géant américain n’est pas le premier à s’attaquer à ce marché, déjà convoité par des dizaines de fin-techs de la Silicon Valley. L’application Venmo, propriété de Paypal, propose ce service, et est très utilisée chez les jeunes Américains pour partager le loyer, la note du restaurant ou le prix d’un cadeau commun. Cette année, Facebook s’est aussi lancé sur ce créneau avec Messenger, tandis que la start up Square, spécialisée dans les moyens de paiements et fondée par Jack Dorsey, le patron de Twitter, a aussi développé une offre. « Vos enfants ne sauront pas ce qu’est le cash », a prédit le directeur général d’Apple, Tim Cook lors d’une conférence à Trinity College à Dublin mercredi.

Si le modèle économique de ce nouveau service, proposé presque toujours gratuitement, reste incertain pour les start ups, la question ne se pose pas pour les géants du Net. Ceux qui s’aventurent sur le marché des paiements le font avant tout pour fidéliser leurs membres et amortissent leurs coûts autrement. Selon les experts, ils s’attaquent aussi à ce marché dans l’espoir de récupérer des données financières sur les consommateurs, utiles pour développer d’autres services.

La doctrine économique incertaine des candidats républicains

Les candidats à l’investiture républicaine se sont de nouveau affrontés en direct mardi soir, pour le quatrième débat télévisé, retransmis cette fois depuis Milwaukee. Diffusé sur Fox Business, qui organisait l’événement avec le « Wall Street Journal », il a rassemblé huit des quinze candidats, dont les favoris Donald Trump, Ben Carson, Marco Rubio et Jeb Bush, et s’est concentré sur les sujets économiques. Mais qu’il s’agisse de Wall Street, de la fiscalité, du rôle de la Fed, des impôts ou du commerce international, aucun des candidats n’a réellement défendu la doctrine économique officielle du parti républicain, traditionnellement libéral et pro-entreprises. La crise financière est en effet passée par là : les candidats n’hésitent plus à tenir un discours anti-grands groupes, anti-Wall Street, et relativement protectionniste.

Presque tous ont ainsi fustigé l’industrie financière, promettant de ne jamais plus sauver une banque au bord de la faillite. Jeb Bush, un peu plus combatif qu’à l’accoutumée, a contesté l’efficacité de la loi Dodd Franck, qui encadre les activités des banques depuis la crise financière, mais les a rendus à ses yeux encore plus grosses et dangereuses. Ces dernières « contrôlent de plus en plus les actifs financiers de ce pays », a-t-il prévenu. « Les grandes banques sont de plus en plus grandes du fait de Dodd Franck, et les petites banques communautaires font faillite », a de son côté lancé le sénateur du Texas Ted Cruz. « Il faut se débarrasser de Dodd Franck au plus vite », a renchéri le sénateur de Floride Marco Rubio. Les candidats se sont en revanche unanimement opposés à l’idée du salaire minimum. « Ce serait un désastre, a expliqué Marco Rubio, crédité de 11 % des voix dans les sondages. Les gens coûteront bientôt plus cher que les machines ».

La prestation du nouveau favori, l’ex-neurochirurgien pour enfants Ben Carson, qui talonne Donald Trump dans les sondages, était par ailleurs particulièrement attendue. Ce dernier concentre en effet l’attention des media, alors que des éléments de sa biographie sont contestés. Le médecin, qui a grandi dans le ghetto de Detroit, aurait tenté, dans un accès de fureur, de poignarder un camarade lorsqu’il était adolescent. Certains journaux contestent en outre qu’il ait reçu, comme il l’affirme, une offre d’admission dans l’académie militaire de West Point. Des points que le débat n’a pas permis d’éclaircir. Le candidat s’est contenté de botter en touche : « cela ne me dérange pas qu’on enquête sur moi. Par contre, le mensonge me dérange ».

Les candidats s’en sont pris aussi à Donald Trump, et à ses positions sur l’immigration et la politique internationale, jugées simplistes, irréalistes et néfastes pour le parti républicain. Le milliardaire a, comme à son habitude rendu les coups (« Lui, je n’ai pas besoin de l’écouter », a-t-il répondu au gouverneur de l’Ohio John Kasich, « Pourquoi elle interrompt tout le monde, elle ? », a-t-il demandé à propos de Carly Fiorina). Il s’est aussi illustré en critiquant le traité transpacifique, « conçu pour la Chine, pour qu’elle entre par la porte arrière et profite de tout, comme elle le fait toujours », a-t-il expliqué, alors que le traité ne concerne pas la Chine.

Bientôt des vols réguliers entre les Etats-Unis et Cuba

Tout un symbole. Cuba et les Etats-Unis, qui ont rétabli leurs relations diplomatiques cet été, pourraient conclure « à court terme » des accords permettant le rétablissement de vols réguliers et d’un service postal direct entre les deux pays, selon un responsable cubain. Actuellement, les seuls vols directs entre les Etats-Unis et Cuba sont des liaisons charter très chères et très contrôlées, obligeant les voyageurs à se présenter aux aéroports quatre heures avant les vols. Quant au service de courrier entre Cuba et les Etats-Unis, il n’est plus assuré depuis 1963, peu après l’entrée en vigueur de l’embargo américain sur Cuba. Les deux pays pourraient également signer prochainement des accords sur la protection de l’environnement et la lutte contre la trafic de drogue. La prochaine réunion se tiendra en février à Cuba.

Elsa Conesa / Correspondante à New-York
lesechos.fr

Aller en haut