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Appui financier: La Banque mondiale donne ses exigences

Appui financier: La Banque mondiale donne ses exigences

« Désormais, tout nouvel engagement devra être précédé d’une analyse sans complaisance portant sur des éléments factuels et historiques pour identifier les difficultés auxquelles le pays est confronté ». C’est l’une des exigences annoncées, il y a un an, par la Banque mondiale, au pays qui souhaiterait la solliciter pour son intervention.

Selon l’institution, cette nouvelle stratégie baptisée Diagnostic systématique du pays (Sdc), permettra « d’avancer plus rapidement vers les objectifs d’élimination de l’extrême pauvreté et de promotion d’une prospérité partagée ».

Ce nouvel outil d’expertise de la banque a été déjà mis en pratique dans trois villes de la Côte d’Ivoire (Abidjan, Gagnoa et Bouaké). Il a mis en évidence la « cassure » qui a accompagné les premières années de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

Mais ce diagnostic est motivé par le souci du pays d’avoir une augmentation substantielle de l’allocation au titre de l’Aid17, dont l’enveloppe a déjà doublé pour atteindre 375 milliards Fcfa. Ce qui avait amené le Premier ministre Daniel Kablan Duncan à dire lors d’une rencontre entre le gouvernement et la Banque mondiale en janvier 2015: « nonobstant la hausse substantielle de l’allocation de la Côte d’Ivoire au titre de l’Aid17, celle-ci paraît encore insuffisante au regard des besoins de reconstruction et de relance de notre économie qui demeurent encore importants ».

Pour lui, ces nouveaux appuis de l’Association internationale pour le développement seront orientés vers des projets de transformation structurelle.

Ces priorités du pays pour 2015 a suscité la réaction du directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Togo, le Bénin et la Guinée, Ousmane Diagana. « J’ai trouvé en la Côte d’Ivoire, un pays avec une ambition forte: celle de réussir sa transformation économique et sociale. Ce que je retiens et que je vois au quotidien, c’est le fait que les autorités et tous les Ivoiriens mettent tout en œuvre pour que cette ambition soit réalisable. Pour ma part, je la trouve réaliste, tant l’engagement du gouvernement en faveur des réformes structurelles est fort…», a-t-il dit.

(Source: L’Espoir)

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