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Après Barack Obama, Fitbit séduit aussi Wall Street

Après Barack Obama, Fitbit séduit aussi Wall Street

Avec un bond de 48% lors de son premier jour de cotation sur le Nasdaq, jeudi 18 juin, Fitbit a passé avec brio son examen de passage. Lancée au prix de 20 dollars, son action a bondi dès les premiers échanges, avant de clôturer à 29,68 dollars. En fin de journée, le fabricant américain de bracelets et montres connectés était ainsi capitalisé à 6 milliards de dollars (5,3 milliards d’euros). Le succès de l’opération est d’autant plus remarquable que le cours d’introduction et le nombre de titres mis en vente avaient été relevés en début de semaine.

L’entrée en Bourse a rapporté 732 millions de dollars à Fitbit et à ses investisseurs. Ces derniers réalisent d’ailleurs une très belle opération financière: lors de sa dernière levée de fonds en 2013, l’entreprise n’avait été valorisée qu’à hauteur de 300 millions de dollars. Fitbit prévoit d’utiliser les capitaux récoltés pour poursuivre son développement. Cela passera par de nouveaux investissements dans les logiciels et les matériels, par l’expansion de son réseau de distribution ou encore par une augmentation des dépenses marketing. Et la société n’exclut pas de mener des acquisitions.

AU POIGNET DE BARACK OBAMA

Fondé en 2008, Fitbit a été l’un des pionniers américains des bracelets connectés. Son catalogue, allant de 60 à 249 dollars, propose aussi des montres et des petits capteurs s’accrochant fà la ceinture. Ils permettent à leurs utilisateurs de mesurer leur rythme cardiaque, de compter le nombre de pas qu’ils effectuent ou encore d’analyser leur sommeil. Le modèle le plus sophistiqué permet également de lire ses SMS et de contrôler la musique sur son smartphone. Parmi ses adeptes: Barack Obama, aperçu à plusieurs reprises avec cette montre au poignet.

“Nous sommes le leader du secteur avec une part de marché de 85% aux Etats-Unis”, se félicite James Park, son co-fondateur et directeur général, citant des estimations du cabinet d’études NPD. L’an passé, la société a vendu 11 millions d’appareils dans le monde. C’est autant que lors des cinq années précédentes réunies. Son chiffre d’affaires a ainsi été multiplié par plus de trois, pour atteindre 745 millions de dollars. Fitbit a par ailleurs terminé l’année dans le vert, dégageant 132 millions de dollars de profits, contre une perte nette de 52 millions un an plus tôt.

APPLE WATCH

Le groupe basé à San Francisco profite de l’explosion de la demande pour les “wearables” (les objets technologiques que l’ont portent sur soi) permettant de suivre son activité physique. Et la croissance devrait encore s’accélérer: le cabinet Juniper Research estime que 70 millions d’appareils de ce genre seront vendus en 2018, trois fois plus que l’an passé. Le marché attire forcément les convoitises. Avec ses nouveaux capitaux, Fitbit prend de l’avance sur ses rivaux, comme Jawbone et Garmin. Mais l’entreprise doit aussi faire face à l’arrivée d’acteurs plus importants.

L’an passé, Samsung a ainsi lancé son premier bracelet, le Gear Fit. Il a été imité quelques mois plus tard par Microsoft, avec le Microsoft Band. Mais c’est surtout la nouvelle pépite chinoise Xiaomi qui se fait le plus menaçant. Son première modèle, le Mi Band, commercialisé à partir de 16 dollars, l’a propulsé en quelques mois à la deuxième place du marché. L’autre menace, ce sont les montres connectées, comme l’Apple Watch et modèles sous Android, qui intègrent des aussi des fonctionnalités fitness. Les bracelets ont cependant l’avantage du prix, de la simplicité et de l’autonomie de la batterie.

siliconvalley.blog.lemonde.fr

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