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Après l’insurrection, l’économie burkinabè en quête d’un nouveau souffle

Après l’insurrection, l’économie burkinabè en quête d’un nouveau souffle

Selon le Fonds Monétaire International (FMI), l’économie burkinabè post-insurrection connaît un « ralentissement prononcé ». C’est la conclusion à laquelle est parvenue la délégation du FMI, le 19 mars dernier, au terme de son séjour au Burkina Faso.

La mission du FMI était conduite par Laure Redifer, directrice adjointe du FMI pour l’Afrique. Selon cette mission, le Burkina Faso où une insurrection populaire a balayé fin octobre Blaise Compaoré, connaîtra une croissance d’à peu près 5% en 2015, en baisse de 1 à 2% par rapport aux prévisions. “Les événements politiques de fin octobre ont exacerbé la situation existante mais ne constituent pas un élément majeur dans la révision des projections de croissance”, a précisé Laure Redifer.

La baisse de croissance est due à la chute des cours internationaux du coton, dont le Burkina Faso est le premier producteur d’Afrique de l’Ouest, et de l’or, qui a supplanté en 2009 le coton comme premier produit d’exportation du pays, explique le FMI. En 2013, l’or avait contribué pour 20% au budget du Burkina Faso.

L’épidémie du virus Ebola, qui ne touche pas le Burkina mais qui a sévit dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Mali voisin, a également eu un “impact significatif” sur le recouvrement des recettes, conduisant à une baisse des dépenses publiques, qui ont à leur tour négativement affecté la croissance.

Le ministre de l’économie et des Finances a, au cours des échanges fait cas de l’adoption du programme socioécomique d’urgence de la transition qui viendra apporter des solutions à certaines préoccupations sur les conditions de vie des populations.

Les partenaires du Burkina Faso, dont le FMI, sont “désireux de soutenir le gouvernement de transition ». Pour cela, des réformes structurelles sont attendues. Il s’agit entre autres de la lutte contre la fraude, de l’amélioration du système douanier, de la normalisation des factures au niveau des impôts,…

Aimé Franck BATIONO
Pour Ecodafrik

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