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Après quatre ans de conflit, Volkswagen-Suzuki divorcent

Après quatre ans de conflit, Volkswagen-Suzuki divorcent

Le constructeur japonais rachète les 19,9% détenus par le groupe allemand. Ils s’étaient associées en 2009 pour partager leurs technologies et développer leurs activités sur les marchés émergents, mais les managements des deux groupes ne se sont jamais entendus.

Suzuki a officiellement divorcé de Volkswagen en annonçant mercredi 16 septembre le rachat de la participation de 19,9% détenue par la société allemande, son actionnaire principal.

Le groupe japonais a précisé qu’il achèterait, avant le début des transactions jeudi, 122,77 millions d’actions au cours de clôture de mercredi, à 3.842,50 yens, pour un montant total de 3,48 milliards d’euros.

Quatre années de conflit

Cette opération met un terme à quatre années de conflit larvé entre la marque japonaise et le géant allemand de l’automobile qui s’étaient alliés en décembre 2009 pour coopérer dans le domaine technologique et développer leurs activités sur les marchés émergents.

Dans le détail, Suzuki espérait notamment accéder à des technologies innovantes comme les moteurs hybrides. De son côté, l’alliance avec Suzuki ouvrait à Volkswagen le très verrouillé marché japonais (90% du marché est détenu par les marques locales). Mais plus encore, Suzuki était la clé pour entrer dans le très prometteur marché indien puisque le groupe est le premier actionnaire (56% du capital) du groupe indien Maruti, un des premiers constructeurs automobiles du pays.

Suzuki estime ne pas avoir eu accès aux technologies promises

Les deux managements ne se sont jamais entendus. Suzuki estime ne jamais avoir eu accès aux technologies promises. De son côté, Volkswagen n’a pas digéré le partenariat noué par le constructeur japonais avec Fiat auprès de qui il s’est approvisionné en motorisations diesel.

Suzuki avait eu recours à une chambre internationale de commerce installée à Londres pour en finir avec ce conflit. Celle-ci a ordonné au groupe allemand de se retirer du capital de Suzuki. Ce dernier avait en effet la possibilité de rompre l’alliance s’il le souhaitait.

latribune.fr

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