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Assurance sociale au Sud du Sahara: Vers la mise en place d’un Fonds d’investissement africain

Assurance sociale au Sud du Sahara: Vers la mise en place d’un Fonds d’investissement africain

Brazzaville (© 2016 Afriquinfos) – Des directeurs généraux des organismes de prévoyance sociale affiliés à la Conférence interafricaine de prévoyance sociale ont planché sur le thème «Etudes de faisabilité du Fonds d’investissement africain (FIA)», à la faveur d’une rencontre ayant pour objectif principal de sécuriser et de rentabiliser les ressources financières des organismes de prévoyance sociale.

Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale du Congo (CNSS), Evariste Ondongo, a rappelé le contexte difficile dans lequel se tient cette réunion. Un contexte marqué, d’après lui, par une récession économique due essentiellement à l’effondrement du cours des matières premières, notamment le pétrole, dans la plupart des Etats.

«En tant qu’acteurs financiers, il nous revient de multiplier des initiatives afin que le secteur de la prévoyance sociale, l’un des maillons sensibles des politiques socioéconomiques de nos gouvernements, ne soit pas profondément affecté par les effets de cette crise», a-t-il invité.

Le secrétaire exécutif de la CIPRES (Conférence interafricaine de la prévoyance sociale), Innocent Mackoumbou Mballoula, a, de son côté, souhaité que cette réunion de Brazzaville devienne, par ses résultats et grâce à l’esprit d’ouverture des participants, «des assises qui contribuent à sceller, par leur limon fertilisant et de manière irréversible, la réalité de l’engagement et la mise en œuvre du FIA à travers les études qui seront réalisées. J’appelle l’attention et la prédisposition de l’ensemble des directeurs généraux, pour que cette rencontre de Brazzaville soit gravée sur les tables de l’histoire de notre institution commune et qu’elle soit le point de départ d’une ère nouvelle», a-t-il plaidé.

Présidant les travaux, le directeur de Cabinet du ministre congolais du Travail et de la Sécurité sociale, Frédéric Manienze, a indiqué que la création d’un Fonds d’investissement africain est perçue et reconnue comme une nécessité en vue de répondre à de très nombreux défis auxquels sont confrontés les organismes de prévoyance.

Selon lui, ces derniers sont caractérisés par de très nombreux dysfonctionnements. Il s’agit, entre autres, de la rupture du ratio des actifs et des retraités, l’inadaptation du système de plafonnement des salaires soumis aux cotisations, la quasi-immuabilité des textes régissant le domaine de la prévoyance sociale, le déséquilibre entre les taux de distribution et le coût de la vie.

«De ce point de vue, la capacité d’innovation et d’adaptation en vue de garantir la pérennisation du financement des prestations sociales par le moyen de la mise en place d’une nouvelle stratégie de rentabilité économique et financière se pose avec beaucoup d’évidences et de plus en plus de force», a souhaité ce directeur de Cabinet.

 

 

 

Innocente NICE / afriquinfos.com

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