dimanche 15 septembre 2019
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Assurances: de nouveaux acteurs locaux à la place des groupes historiques

Assurances: de nouveaux acteurs locaux à la place des groupes historiques

Plusieurs grands groupes d’assurances sont en train de se retirer d’Afrique, car les 55 pays du continent ne constituent chacun que des petits marchés. Garder une proximité avec les assurés obligerait ces grands groupes cotés sur les grandes places boursières à engager des coûts supplémentaires. C’est dans ce contexte qu’un nouveau courtier en assurances, panafricain, est né il y a 2 ans : Olea.
Aujourd’hui, Olea est mandaté par des entreprises locales et internationales.

Comme tout courtier en assurances, le rôle d’Olea est d’obtenir les meilleures conditions d’assurances au profit de ses clients. Alors que le continent intéresse de plus en plus les investisseurs publics et privés du monde, les grands assureurs traditionnels en Afrique se sont retirés ces derniers temps. Les courtiers doivent donc s’adapter, dit Olivier Dubois, président d’Olea : « Les typologies des clients sont très différentes. Aujourd’hui, il faut être capable de servir les clients locaux, mais aussi internationaux, quelles que soient leurs nationalités. Les investissements directs étrangers sont aujourd’hui chinois, indiens, turcs, russes, canadiens, australiens, etc. Il faut qu’Olea soit capable de trouver les solutions à tous ces investisseurs en Afrique, sur du long terme. »

L’assurance des particuliers en Afrique n’est pas le cœur de l’activité d’Olea mais le jeune courtier s’y intéresse, selon Olivier Canuel, directeur général de l’entreprise :« Pour le moment, en fonction des pays, nous sommes en mesure d’offrir des assurances santé, mais aussi des assurances en flotte auto, ainsi que ce qu’on appelle des multirisques habitation. L’assurance des particuliers sur le continent évolue très vite, parce qu’il y a des forts besoins et il y a un taux d’assurances qui est encore très faible. »

Avec la numérisation des services, Olea compte élargir le portefeuille de la clientèle des particuliers. Le marché des assurances en Afrique étant en pleine croissance, l’ensemble des 14 pays de la zone franc constitue ainsi aujourd’hui un marché de 1,6 milliard d’euros. « C’est un marché jeune, caractérisé par les deux tiers de son activité dans l’assurance non vie, l’assurance auto, l’assurance habitation et un tiers en assurance vie, observe Mohamed Bah, Directeur général délégué du groupe Sunu. Dans les marchés matures, c’est plutôt l’inverse. Ce qui démontre qu’on a vraiment un potentiel de croissance relativement important. La plus grande partie de la population, qui est composée des paysans et du secteur informel n’est pas adressée aujourd’hui par les assureurs. »

En Afrique, il y a encore très peu d’assurances obligatoires comme l’est l’assurance automobile. Néanmoins, à en croire Olivier Canuel, le secteur évolue : « Clairement, il y a une demande, mais elle n’est pas encore très importante, parce que l’assurance, ça coûte cher et on considère que ce n’est pas obligatoirement vital ! »

Aujourd’hui, la croissance de la classe moyenne en Afrique s’accompagne de nouvelles souscriptions de contrats d’assurance.

Stanislas Ndayishimiye

rfi

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