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ATOS : La cybersécurité, un sujet très porteur

ATOS : La cybersécurité, un sujet très porteur

L’analyse (Investir)

Depuis les attentats perpétrés la semaine dernière contre Charlie Hebdo et le magasin casher de Vincennes, le nombre d’attaques de sites Internet a explosé. Nombreuses sont celles effectuées par des hackers se revendiquant comme islamistes. Les attaques concernent des centaines de sites aussi bien français que d’autres nationalités, comme les comptes YouTube et Twitter du commandement militaire américain au Moyen-Orient, à la suite desquelles Barack Obama a déployé un arsenal de mesures concernant la cybersécurité.

Le sujet était déjà en vogue, et les sociétés de services informatiques l’avaient bien compris. D’après le cabinet de recherche américain MarketsandMarkets, le marché de la cybersécurité (des antivirus aux pare-feu en passant par la sécurité des réseaux, du cloud et des applications, la protection des données, etc.) dans le monde passera de 95 milliards en 2014 à 155 milliards d’euros en 2019, avec une croissance annuelle d’environ 10 %.

C’est ainsi en partie pour développer son activité dans la cybersécurité que le groupe Atos a choisi, en mai dernier, de racheter Bull. Avec plus de 1.000 ingénieurs spécialisés, Bull est un acteur important de la sécurité (produits standards et personnalisés, centres opérationnels de sécurité…). Capgemini est également très présent sur le sujet avec sa filiale Sogeti, qui emploie plusieurs centaines de consultants en France dans cette activité.

La prévention des intrusions indésirables et potentiellement malveillantes s’avère essentielle pour les entreprises. Il s’agit de protéger les données sensibles de la société, ses fichiers confidentiels et sa propriété intellectuelle contre toute fuite. Axway Software en a fait l’une de ses spécialités. L’éditeur de logiciels, détenu à 47 % par Sopra, propose ainsi des solutions permettant d’assurer la sécurité du courrier électronique et du partage de fichiers.

En dépit de cette expertise précieuse, le groupe français a multiplié les déceptions en matière de publications, ces derniers mois. Nous avons d’ailleurs vendu le titre fin octobre dernier. Axway avait alors fait état d’un retard accumulé sur son activité de licences sur neuf mois et laissé entendre que sa marge opérationnelle risquait de se dégrader en 2014.

lesechos.fr

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