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Au Japon, cette bière belge qui n’en est pas une

Au Japon, cette bière belge qui n’en est pas une

Le Japon aime décidément protéger ses productions qui lui sont chères. Il le fait pour le riz, pour les voitures, les produits pharmaceutiques ou agro-alimentaires, et il le fait aussi pour la bière en imposant des taxes élevées et des normes très strictes à quiconque souhaiterait conquérir l’île de ses produits.

Ceci n’est pas une bière

Ainsi, pour qu’une bière puisse être vendue au Japon en tant que “bière”, elle doit contenir cinq ingrédients et 67% de malte ; normes qui sont impossibles à suivre pour nos boissons les plus célèbres qui se voient donc dans l’obligation de délaisser leur identité en étant vendues comme un sous-produit de la “véritable” bière.

Pourtant, Dieu sait si les Japonais cultivent un certain attrait pour les Trappistes et leurs consœurs. Les exportations de bières vers le Japon représentent 15 millions d’euros par an à la Belgique et sont en pleine expansion. C’est donc pour promouvoir ces dernières, et tenter d’assouplir les normes aux frontières, que le ministre chargé du Commerce extérieur Kris Peeters (CD&V) rencontrera cette semaine le ministre de l’Economie et de l’Industrie japonais, mais aussi l’entreprise Konishi Brewing and Co., le plus grand importateur de bières belges au Japon avec les Leffe, Hoegaarden et Duvel.

Rien ne dit que cet objectif auquel le ministre s’attache dans le cadre de la mission économique qu’il mène sur place avec le Premier ministre Charles Michel réussira. Même les Etats-Unis y ont déjà laissé des dents. Kris Peeters inscrira en tout cas ses arguments dans le contexte des négociations de l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Japon qui pourrait aboutir fin de l’année.

Bosco d’Otreppe
lalibre.be

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