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Au Liberia : colère après les centaines de licenciements du géant américain Firestone

Au Liberia : colère après les centaines de licenciements du géant américain Firestone

La décision de Firestone de licencier plusieurs centaines de travailleurs au Liberia a suscité une immense colère dans le pays. Des dizaines de milliers de personnes dépendent directement de la compagnie américaine de pneumatiques, présente depuis 90 ans au Liberia.

Et pour cause : avec quelque 8 000 salariés, l’entreprise américaine est le premier employeur privé du pays. Mais en raison de « pertes considérables et insoutenables » dues à la baisse des cours du caoutchouc, le groupe a annoncé vouloir réduire de 7% sa main d’oeuvre, basée à Harbel, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, Monrovia.

« 500 salariés devaient être licenciés »

Depuis le mois d’août, la société a ainsi effectué deux vagues de licenciements. « Le jour même où on nous a annoncé » ce plan, « 189 personnes avaient déjà été remerciées », a déclaré à l’AFP Harris Kerkula, président du Syndicat des travailleurs agricoles de Firestone au Liberia.

Après intervention du gouvernement, quelques dizaines d’emplois ont été sauvés. Mais les autorités ont demandé au syndicat d’accepter les départs en raison des difficultés de la compagnie, a précisé Harris Kerkula.

« Au total, 500 salariés devaient être licenciés, nous avons pu réduire cela à 428, c’est important », assure le ministre du Travail Neto Zarzar Lighe, se gardant bien de critiquer la compagnie, bénéficiaire depuis 1926 d’une concession de 99 ans au Liberia.

Omniprésence de Firestone

Au fil des décennies, les plantations de Firestone sont devenues une véritable communauté. Jusqu’à remplacer certaines fonctions normalement assurées par l’État : logement gratuit, santé, subventions pour les frais scolaires et les repas …

Autre exemple dans l’éducation : plus de 16 000 élèves sont inscrits dans 17 établissements financés par Firestone. Son centre médical, un hôpital de 300 lits, traite en moyenne quelque 5 700 patients par mois. Au-delà de la perte de salaire, se faire licencier signifie donc perdre tous ces avantages que l’État libérien, affaibli, ne peut garantir à sa population.

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