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Aux petits soins du verger ivoirien

Aux petits soins du verger ivoirien

Le vieillissement des plantations et les maladies menacent le cacao du premier producteur mondial. Mais pas question pour le pays de céder sa place.

En Côte d’Ivoire, l’évolution du verger inquiète. Son âge moyen ne cesse de grimper – au moins 20 % des plantations de cacao ont plus de 30 ans. Sur ses 2 millions d’hectares, 400 000 seraient devenus peu productifs. Et le changement climatique s’accompagne de maladies qui viennent le décimer.

Pendant la campagne 2015-2016, la production ivoirienne a baissé, à 1,6 million de tonnes contre 1,8 million lors de la précédente. Mais le pays, qui tire 15 % de son PIB du cacao, est bien décidé à maintenir et à consolider son rang de premier producteur mondial. Son objectif : passer à plus de 2 millions de tonnes à l’horizon 2020.

Déploiement d’une stratégie nationale

Le pays a donc déployé toute une stratégie. Depuis 2011, le Conseil du café-cacao (CCC), l’organe public chargé de la gestion du secteur, a lancé plusieurs opérations pour renouveler le verger. En synergie avec les acteurs du cacao, l’État ivoirien a mis en place la Plateforme de partenariat public-privé, regroupant des multinationales comme Cargill, Mars, Nestlé, Olam, ainsi que des ONG et des institutions comme la Banque mondiale et l’Agence française de développement. « Nous devons mutualiser toutes les initiatives et élaborer des programmes communs qui permettront de pérenniser la filière », estime Massandje Touré-Litse, la directrice générale du Conseil du café-cacao.

Dans ce cadre, dix-sept protocoles d’accord ont été conclus et ont permis de mobiliser plus de 33 milliards de F CFA (environ 50 millions d’euros) pour des investissements en milieu rural, notamment dans la distribution d’une nouvelle variété de plants de cacao baptisée Mercedes, plus résistante à la maladie et offrant une meilleure productivité.

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