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Baker&McKenzie prévoit un regain d’intérêt pour les entreprises nigérianes cotées vers la fin 2015

Baker&McKenzie prévoit un regain d’intérêt pour les entreprises nigérianes cotées vers la fin 2015

La dégringolade que connaissent les activités sur le Nigerian Stock Exchange n’est finalement pas une situation irréversible, selon des arguments apportés par des analystes de la firme de conseil basée à Londres, Baker & McKenzie qui anticipe sur un regain d’intérêt de la part des investisseurs étrangers vers la fin de l’année 2015.

La position de Baker & McKenzie s’appuie sur le fait que le recul des valeurs des entreprises cotées sur le NSE atteindra un niveau où elles seront susceptibles de présenter un profil de rendement élevé. Rappelons qu’à la suite de la baisse du prix du pétrole brut, les défis monétaires que connait notamment le pays, ont poussé de nombreux investisseurs étrangers à désinvestir jusqu’à hauteur de 4,3 milliards $ en 2014, par crainte d’une pression sur leurs rendements en dollars.

Avec la situation du prix du baril de pétrole qui ne s’arrange pas, les investisseurs affichent toujours un sentiment de scepticisme et la place financière de Lagos a perdu jusqu’à 15% depuis le début de l’année en cours. Elle affiche ainsi la pire des performances sur un panier de 93 marchés financiers de même taille. Mais un espoir vient de ce que le gouvernement fédéral fait des efforts pour accélérer la diversification de l’économie du pays.

La firme qui conseille de nombreuses entreprise ayant des intérêts sur le continent dit avoir reçu des requêtes de plusieurs entreprises sud-africaines et chinoises qui souhaiteraient investir dans l’agro-industrie, le transport, et d’autres domaines à forte demande. Un secteur qui risque de connaitre de grandes mutations allant dans le sens de fusions ou d’acquisitions est celui des banques, qui a été fortement affecté par la conjoncture.

Si la position de Baker & McKenzie semble orientée dans le sens de préparer les entreprises à recevoir des offres les moins intéressante, il reste difficile de savoir comment les choses vont évoluer sur le moyen terme, dans un pays qui sera sorti des élections très prochainement, et où le secteur privé local reste très dynamique.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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