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Banque de financement et d’investissement: Le plan ambitieux de Crédit Agricole du Maroc

Banque de financement et d’investissement: Le plan ambitieux de Crédit Agricole du Maroc

Une contribution de 30% au produit net bancaire d’ici 2021

Le Groupe Crédit Agricole du Maroc veut renforcer la contribution de la banque de financement et d’investissement (BFI) au produit net bancaire à 30% d’ici 2021 contre environ 20% actuellement. Dans ce domaine d’activité stratégique, figurent les activités de marché et à l’international, les filiales acquises il y a trois ans, notamment MSIN pour l’intermédiation boursière et Marogest pour l’Asset management.

Holdagro, la banque d’affaires spécialisée dans l’agrobusiness, fait également partie du périmètre de la BFI. «Le renforcement des activités de la banque de financement et d’investissement s’intègre dans le projet stratégique de développement et vient répondre aux nouveaux besoins engendrés par la dimension prise par le groupe. L’agriculture et l’agrobusiness s’internationalisent. Il y a un effet mondialisation qui engendre une demande accrue en termes de couverture des matières premières agricoles et du risque de change de la part de nos clients», confie Mohamed Fakhreddine, directeur de la banque de financement et d’investissement.

L’importance accordée à la BFI est également une réponse aux réformes à venir, notamment du régime de change. Par ailleurs, le rétrécissement de la marge d’intermédiation dans le secteur pousse les banques à développer d’autres sources de revenus. Pour soutenir ses ambitions, le Groupe Crédit Agricole vient de boucler une vague de recrutements. «Nous avons recruté des profils pointus pour renforcer à la fois la technicité métier, mais aussi la force commerciale pour couvrir nos marchés et apporter des réponses précises aux besoins de nos clients», fait savoir Fakhreddine. Une centaine de cadres travaillent pour la BFI.

Quatrième banque du marché en termes de total bilan, Crédit Agricole du Maroc revendique une part de marché de 9% sur les activités de banque de financement et d’investissement. En 2016, la banque a quadruplé les revenus tirés des opérations de marché, à 866 millions de DH. Cette composante du revenu des banques est très sensible aux mouvements des taux. Au premier semestre 2017, le résultat des activités de marché a dévissé de 57% à 211 millions de DH.

En se focalisant sur les revenus récurrents, nous enregistrons une hausse par rapport au premier semestre 2016, retient le directeur de la BFI. «L’effet taux engendre une baisse des possibilités de rendement. Mais aucune banque n’a de prise sur les conditions de marché. L’essentiel est de répondre aux besoins de la banque et des clients. La différence se fera sur la relation avec les clients, la proximité, le conseil, la tarification…».

leconomiste

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