mardi 26 janvier 2021
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Banque Mondiale : « Le développement de l’Afrique viendra de l’Afrique elle-même » Dixit l’Economiste Albert Zeufack

Banque Mondiale : « Le développement de l’Afrique viendra de l’Afrique elle-même » Dixit l’Economiste Albert Zeufack

Le groupe de la Banque Mondiale publie de façon semestrielle son rapport sur la croissance en Afrique dénommée Africa’s Pulse. Il en ressort de la dernière édition, que si l’Afrique pouvait combler son déficit d’infrastructure numérique, alors elle pourrait gagner 2 points de pourcentage par an sur son PIB. Encore faudrait-il investir dans la connectivité et dans les compétences numériques et créer 1 million d’emplois par an en Afrique (avec le secteur privé).

La croissance des pays de l’Afrique subsaharienne est de 2,3% en 2018, contre 2,5% en 2017.Pour la quatrième année consécutive, l’économie progresse moins vite que l’accroissement démographique et ce malgré des prévisions régionales plus favorables pour 2019, qui tablent sur un rebond à 2,8 %. Par ailleurs la croissance ne parvient pas à franchir la barre des 3% depuis 2015.

Selon l’économiste en chef de la Banque Mondiale pour l’Afrique Albert Zeufack, il serait difficile au continent africain de garder un taux de croissance fort si jamais l’économie du Nigéria, l’Afrique du Sud et de l’Angola stagne. Ces trois économies représentent à elle seules plus de 60% du PIB de l’Afrique subsaharienne.

L’intégration de l’Afrique au commerce international n’est plus un fait. Mais depuis 2014, le produit intérieur brut s’est effondré en Afrique, avec un recul de la croissance.

Le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Angola restent les pays qui ont enregistré les plus grandes croissances. Le Ghana, l’Ethiopie, le Rwanda, la Côte d’Ivoire et le Sénégal vont connaître en 2019, un taux de croissance élevé qui devra être maintenu sur une longue période. Par contre « la guerre commerciale » entre les Etats-Unis d’Amérique et la Chine pourra jouer sur l’environnement commercial international. On note en 2018, un progrès au niveau de la stabilité macroéconomique, avec un regain de l’inflation pour les pays qui n’exportent pas.

La gestion de la dette en Afrique reste également à revoir. Il faudra limiter l’endettement en mobilisant des ressources internes. L’instabilité politique et l’incertitude affectent également les investissements dont la croissance.

Selon l’économiste en chef de la Banque Mondiale pour la région de l’Afrique Albert Zeufack, il serait judicieux pour les pays d’épargner lorsqu’il fait beau temps, c’est-à-dire l’économie contrecyclique. « C’est important de régler les problèmes de stabilité et de conflits, et de corruption qui permettraient à l’investissement de créer des emplois. Le développement de l’Afrique viendra de l’Afrique et là les autres pourront l’aider », a-t-il conclu.

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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