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Banques : Le groupe Orabank sort du réseau Gim Uemoa ?

Banques : Le groupe Orabank sort du réseau Gim Uemoa ?

Coup dur pour Gim Uemoa, la plateforme monétique de paiement mutualiste sous-régionale. Le groupe bancaire Orabank a décidé de quitter le réseau pour s’arrimer désormais sur la carte Visa. Raisons de mobilité et de fiabilité des transactions ou malaise à Gim Uemoa ?
Patrick Mestrallet, patron de la holding Orabank, tourne-t-il définitivement le dos au réseau Gim Uemoa ? L’institution bancaire sous-régionale basée à Lomé, en République du Togo, a mis leur décision de désactiver les cartes Gim Uemoa détenues par leurs clients des 8 filiales du groupe à exécution. Selon des sources crédibles jointes par Les Afriques, le PDG du groupe, le Français Patrick Mestrallet avait pris cette décision depuis 2015 et avait exprimé cette option aux hautes autorités de Gim Uemoa établies à Dakar où se trouve le siège de l’établissement. Plusieurs tentatives de surseoir à cette opération de retrait du réseau Gim Uemoa par Orabank ont été vaines, a révélé une source autorisée aux Afriques. Désormais, le vin est tiré. Orabank a pris l’option depuis le 20 février 2016 de s’arrimer sur la carte Visa en attendant de désactiver les anciennes cartes des clients à compter de la mi-mars 2016. D’ailleurs, pour certaines filiales d’Orabank, les clients ont été informés via SMS afin qu’ils s’approchent de leurs banques pour le retrait des nouvelles cartes Visa.

Que s’est-il passé pour rompre à grand trot la plateforme mutualiste interbancaire de paiement monétique ? Des informations en notre possession confirment que les enjeux financiers sont énormes en termes de commissions de transactions mobiles. Gim Uemoa fait-elle les frais d’une guerre des majors offshore de paiement monétique sur l’espace Uemoa ? Ce qui est sûr, c’est que la holding Orabank a décidé de quitter le pipe et rejoindre le réseau carte Visa. A Lomé, on souffle que ce nouveau réseau a l’atout d’être d’abord mondial et s’adapte à la mobilité circulatoire des entrepreneurs trotteurs. Mais de plus en plus que nos investigations avancent, l’on s’aperçoit que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, aussi informée par les autorités d’Orabank, joue à cordes fines le refrain du yoyo et entend ne pas arbitrer le chambardement en embuscade qui se prépare. Qui suivra Orabank ?

Par Ismael Aidara, Rédacteur en chef
lesafriques.com

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