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Banques participatives au Maroc : L’engouement est là, les surprises aussi !

Banques participatives au Maroc : L’engouement est là, les surprises aussi !

Le mercredi 26 juillet dernier, les banques participatives ont débarqué chez nous. Très attendues, ces entités financières, se voulant adaptées à la Charia Islamia, ont connu, les premiers jours de leur lancement, un engouement inédit. Preuve de l’attrait pour ce service bancaire et financier d’une bonne partie de la société marocaine très soucieuse de son Islam. Au passage, le rapport qualité/prix compte également pour la majorité, peu importe l’origine ou la nature de la transaction bancaire.

Seulement, les premiers clients ont découvert une banque qui ne diffère guère des autres de la place.

Côté coût de la transaction d’abord, les quelques Marocains qui y ont fait le déplacement pour un crédit immobilier surtout, l’ont vite constaté : c’est cher, au moins au même prix que les autres. Ainsi, pour un prêt de 250 000 Dhs, prix d’un appartement économique, la banque encaissera 220 000 Dhs en plus de la somme prêtée, bien entendu sur une échéance de 20 ans. Pour un prêt immobilier de 1 millions de Dhs, le client payera une traite mensuelle aux alentours de 8 000 Dhs sur une période de 25 ans. C’est dire qu’à ce niveau, le consommateur marocain en quête d’un crédit-logement bon marché, s’est aperçu que les banques participatives proposent produits et services bancaires au même prix du marché, sinon plus chers…. tout simplement.

Sachant qu’en absence jusqu’à présent de lois accompagnant l’acte d’acquisition d’un bien immobilier via une banque participative, l’acquéreur risque de refinancer les frais d’enregistrement et de conservation. En effet, il reste encore à régler la problématique de l’assurance souscrite avec ce genre de crédit. Dans la réglementation en vigueur, il est obligatoire d’accompagner ces contrats de financement par une couverture respectant les principes de la Chariaa. Le lancement de l’assurance Takaful ne devrait intervenir que dans quelques mois. C’est dire que ce n’est, au mieux, que vers la fin de l’année en cours que ces banques seront totalement opérationnelles. En attendant, il y a aussi tout un écosystème lié à la finance participative à compléter. La Banque Centrale a promis l’émission des Sukuks avant la fin de l’année 2017. En attendant, on se contente à l’heure actuelle d’ouvrir les comptes et d’autres services hors financement.

Côté religieux ensuite, et malgré l’agrément du Conseil des Oulémas, la question de la ‘‘halalisation’’ des financements de la banque participative continuent de tarauder les esprits.

Sur les lieux, les Marocains ayant fait le déplacement ont découvert une banque se voulant islamique, mais filiale ou partenaire d’une banque conventionnelle !

lnt.ma

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