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Barclays accélère sa transformation

Barclays accélère sa transformation

La banque britannique a vu son bénéfice grimper de 43% au premier semestre grâce à ses réductions de coûts. Elle cherche désormais à accroître la rentabilité de sa banque d’investissement et veut céder 20 milliards de livres d’actifs d’ici 2017.

Le tempo de la restructuration s’accélère pour Barclays. Mercredi, son président John MacFarlane, qui a assurera la direction générale du groupe jusqu’à la désignation du successeur d’Antony Jenkins, limogé début juillet, a annoncé son intention d’accélérer les cessions d’actifs non stratégiques et les réductions de coûts. A l’horizon 2017, la banque projette de céder un total de 20 milliards de livres (28 milliards d’euros) d’actifs non stratégiques et veut ramener son ratio d’efficacité opérationnelle autour de 55% contre près de 70 % aujourd’hui.

L’objectif ? Accroître la rentabilité des activités de banque de financement et d’investissement qui, malgré des revenus en forte hausse au deuxième trimestre, affichent un niveau de retour sur fonds propres jugé insuffisant, à 5,9%. Entre avril et juin, ces activités ont vu leurs revenus croître de 35%, à 765 millions de livres grâce à la baisse des coûts des litiges et des frais de restructuration. Au global, les coûts opérationnels de la banque de financement et d’investissement ont chuté de 11% au premier semestre. Cette performance a tiré les bénéfices de la banque. Au cours du premier semestre, Barclays affiche ainsi un résultat net en hausse de 43 %, à 1,611 milliard de livres, tandis que ses revenus ont progressé de 4 % à 13,888 milliards de livres.

Nombreux litiges

« Je suis personnellement satisfait des performances de la banque d’investissement . (…) Le défi consiste désormais à transformer cette performance en revenus soutenables à long terme », a précisé John MacFarlane lors de la publication des résultats de la banque. Barclays pâti en particulier encore de nombreux litiges. Au deuxième trimestre, une nouvelle provision de 850 millions de livres – notamment pour solder des affaires en cours sur des pratiques de vente contestées dans l’assurance crédit – est encore venue ternir le tableau.

Sharon Wajsbrot / Journaliste
lesechos.fr

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