jeudi 21 novembre 2019
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Barrick Gold et Newmont Mining, deux géants de l’or se rapprochent

Barrick Gold et Newmont Mining, deux géants de l’or se rapprochent

L’entreprise canadienne Barrick Gold et l’américaine Newmont Mining, numéros 1 et 2 du secteur de l’or, annoncent la création d’une coentreprise. Pas de rachat de l’une par l’autre, comme il en avait été question ces dernières semaines avec des tentatives hostiles, mais un accord finalement passé par les deux géants. Cette coentreprise, qui concernera uniquement leurs sites américains de la région du Nevada, deviendra elle-même le premier producteur mondial d’or.

Deux géants de l’or, un Américain et un Canadien, ont décidé de s’unir pour exploiter en commun leurs gisements dans le Nevada, aux Etats-Unis. Une coentreprise va donc voir le jour entre Newmont Mining et Barrick Gold, quelques semaines après le lancement par le groupe canadien d’une offre publique d’achat (OPA) hostile sur Newmont, valorisant ce dernier à environ 18 milliards de dollars (16 milliards d’euros). Le groupe américain avait rejeté cette proposition.

Ce rapprochement des deux leaders mondiaux est-il de nature à créer une situation de monopole ? « On en est loin », estime en substance Benjamin Louvet, spécialiste de l’or pour la société de gestion Ofi Asset Management. Même s’il augure d’un nouveau cycle de rapprochements dans le secteur : « La production d’or dans le monde est assez éclatée. L’ensemble Barrick Gold dans cette coentreprise avec Newmont, arriverait à un ensemble qui ferait grosso modo 10 à 12 % de la production mondiale, ce qui reste relativement raisonnable. L’autre conséquence que cela peut avoir c’est que cette opération de rapprochement peut peut-être en amener d’autres. »

Ce n’est pas la première fois que Barrick et Newmont cherchent à fusionner. La dernière tentative date de 2014. Mais elle avait échoué au dernier moment car les deux géants n’étaient pas parvenus à un accord sur la gouvernance de la nouvelle entité et sur la localisation du siège social.

Selon Benjamin Louvet, le marché de l’or est un marché en contraction. La quantité d’or est limitée : « Les dernières grandes découvertes d’or dans le monde datent de la fin des années 90. L’ensemble de l’industrie est d’accord sur le fait qu’on arrive probablement au pic de production aurifère et qu’on va passer par un plateau qui devrait durer jusqu’à 2020-2021, et qu’à partir de cette date, la production d’or dans le monde va baisser de façon inéluctable. Partant de ce principe, il est très probable que des entreprises cherchent à se rapprocher pour essayer de créer des économies d’échelle et pour essayer de récupérer des réserves en rachetant des concurrents. Il n’est pas du tout impossible qu’il y ait d’autres velléités de rapprochement, pourquoi pas même de la part de Barrick Gold dans les mois qui viennent. »

En septembre 2018, Barrick-Gold avait ainsi avalé son concurrent britannique Randgold.

rfi

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